Des tableaux de Borduas, des statuettes précolombiennes, des dizaines de milliers de plantes, des centaines d'instruments de musique exotiques, des livres rares. Les collections de l'Université constituent une richesse inimaginable.
La professeure Élise Dubuc a l'habitude d'entamer son séminaire d'ethnomuséologie en emmenant ses étudiants admirer les quelque 3000 pièces de la collection ethnographique du Département d'anthropologie de l'Université de Montréal, regroupées au pavillon René-J.-A.-Lévesque.
Une fois que les oh! et les ah! se sont tus, elle demande à chacun de choisir un objet. Puis elle informe le groupe qu'il devra «entrer en relation» avec des membres de la communauté d'où sont issus les objets sélectionnés. Celui qui a choisi une pelle inuite ira à la rencontre des Inuits; celui qui a jeté son dévolu sur un masque du Congo tentera de communiquer avec la communauté congolaise installée au Canada et ainsi de suite.
«Plusieurs sont d'abord surpris. Mais ensuite, ils se préparent à partir à la découverte de l'autre. Les objets sont un pont qui permet d'entrer en contact avec l'autre», résume Mme Dubuc, qui enseigne à la maitrise en muséologie.
En fait, non seulement les objets ethnographiques, mais ceux de plusieurs collections peuvent s'intégrer parfaitement à l'enseignement et à la recherche. Par exemple, une nouvelle collaboration entre l'École de bibliothéconomie et des sciences de l'information et le Service de la gestion de documents et des archives permet désormais aux étudiants en archivistique de consulter des fonds d'archives de professeurs retraités.
Par ailleurs, si plusieurs collections de l'UdeM ont pu être maintenues en bon état, c'est grâce au travail acharné de membres de la communauté universitaire qui se dépensent sans compter pour assurer leur préservation. Et cela mérite d'être souligné.
Dossier spécial :
Les collections de l'Université,
des trésors pour l'enseignement et la recherche
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