UdeM launches Canada's first ever programme for foreign pharmacists

Imprimer

Le doyen de la Faculté de pharmacie, Pierre Moreau, remettait la blouse blanche à ses étudiants à la remise des sarraus le 26 aout.Thirty students from South America, North Africa, Europe and Asia who are joining Université de Montréal this autumn have a special background - they're pharmacists who've already had several years of professional experience before arriving in Canada. The professional orders require that they undertake three or four years of study, plus internships, before they will be permitted to return to their career. UdeM's new Programme d'appoint pour les pharmaciens étrangers (PAPE), the first of its kind in Canada, will enable them to cut the time in half.

“The program we have set up is tailor-made for pharmacists trained abroad. In just 16 months, they can meet all of the requirements of the Ordre des pharmaciens du Québec and reintegrate their profession,” says Pierre Moreau, Dean of the Faculty of Pharmacy, who welcomed the new arrivals on August 26 at the traditional lab coat celebration where new students are welcomed to the profession. He personally participated in the interview process to select the students and was moved by their personal journeys. “Some are truly passionate about their work and were kept at bay for reasons of equivalencies. They are thrilled to be able to return to their professions.”

The training is offered in French and meets the needs expressed by foreign graduates and all professional requirements as it was designed in conjunction with the Ordre des pharmaciens du Québec, who signed an agreement with the Université de Montréal for the program to be founded on the appropriate professional criteria. The knowledge and qualifications needed but not acquired abroad are part of the PAPE. The notions mastered by the foreign-trained graduates were recognized and omitted from the program but factored into the design of the classes. The Commission des études approved the project unanimously in February 2011 and highlighted its relevance in a world where the needs for a specialized workforce in the health sector are growing.

Sophie Burelle, assistant to the Faculty’s Vice-Dean of Studies, won’t make any predictions about the placement rate of the students upon graduation in December 2012 but she emphasizes that they all have one thing in common: the determination to reintegrate their profession. “They have all chosen to practice pharmacy and love their work. But by immigrating they lost their right to practice. Thanks to this bridging program they will be recognized in Quebec. Our students are therefore very happy to work toward returning to the practice within a reasonable time frame.”

Prior to the PAPE, the only way a pharmacist trained abroad could regain his right to practice was to join an existing group of undergraduate students (Pharm. D.). This four-year process was very discouraging for many. Some even abandoned the profession. “This program can help avoid such a phenomenon,” says Burelle.
Forum met with four of the students and one common trait they share is that they pursued university studies in various adjacent disciplines as they waited to practice their profession once again. They also share a common passion for the work.

This text was translated from an article originally written in French by Mathieu-Robert Sauvé

Sur le Web


 

David Sanchez: hôpital, industrie et bateau-dragon

David SanchezFormé à l'Université nationale de Colombie, David Sanchez a pratiqué la pharmacie à Bogotá en milieu hospitalier et dans l'industrie avant de quitter son pays en 2008. «J'ai immigré au Canada en raison des perspectives de carrière qui s'offrent à nous. Ici, on peut travailler comme pharmacien communautaire ou hospitalier tout en restant actif sur le plan scientifique. Mon objectif, à long terme, c'est d'ouvrir ma pharmacie et de contribuer à l'évolution économique du Québec.»

L'homme de 37 ans possède 10 ans d'expérience dans le secteur industriel, où il a notamment dirigé un service comptant 300 employés. Mais ce qu'il préfère dans son métier, c'est le contact direct avec les patients. «Nous avons affaire à des gens qui vivent des situations très difficiles et notre but est de s'assurer qu'ils reçoivent un médicament approprié, des doses justes et l'information adéquate. Cela doit les aider à retrouver une bonne qualité de vie. Au cours de ma carrière, j'ai développé un intérêt particulier pour les soins aux malades chroniques.»

Le mal du pays frappe parfois («Heureusement, il y a Skype», confie-t-il), mais il affirme avoir été rapidement séduit par l'hiver. Il a même déjà appris à patiner au lac aux Castors. Et durant la belle saison, il s'est lancé dans une activité captivante: le bateau-dragon. «Nous formons une équipe jeune mais dynamique appelée les Fous de bassin. C'est une excellente occasion de rencontrer des gens», dit-il en souriant.

Il n'a que de bons mots pour le PAPE, qui lui permet de renouer avec ses anciennes amours et lui donne les moyens de bien accomplir son rôle de pharmacien au Québec. Il est heureux qu'un tel programme soit enfin offert. En attendant de s'y inscrire, il a suivi des cours à l'UdeM, à l'UQAM et à l'École de technologie supérieure.

Solange Bitadi Fundufundu: la pharmacienne déterminée

Solange Bitadi FundufunduOriginaire de la république du Congo, Solange Bitadi Fundufundu est arrivée au Québec il y a 10 ans. Comme sa formation n'a pas été reconnue, elle a décidé d'entreprendre des études universitaires. Elle a successivement obtenu une maitrise en pharmacocinétique à l'Université Laval et un certificat en santé mentale ainsi qu'un DESS en développement du médicament à l'Université de Montréal avant d'entendre parler du Programme d'appoint pour les pharmaciens étrangers. «C'était un programme sur mesure pour moi, dit l'étudiante de 40 ans. Ce que je veux faire, c'est exercer mon métier de pharmacienne.»

Solange Bitadi Fundufundu a tenté un retour à la pratique il y a quelques années en déménageant en Belgique, où sa formation est reconnue. Mais elle est revenue après quelques mois. «C'est ici ma terre d'accueil. C'est ici que je veux vivre et élever mon fils», indique-t-elle.

Le PAPE, dont elle surveillait le lancement depuis longtemps, répond à ses besoins. «C'est pour moi l'occasion de renouer avec ma première passion: aider directement les gens», commente-t-elle.

C'est ce sentiment de se sentir utile qui la motive le plus et qui lui donne le courage de se lancer dans des études à temps plein pour les 16 prochains mois. Si elle a pu surmonter les périodes de découragement au cours de la dernière décennie, c'est qu'elle aime par-dessus tout être pharmacienne. Ce qu'elle a pleinement réalisé lorsqu'elle a travaillé dans une pharmacie... bénévolement.

Son rêve: travailler en milieu communautaire ou dans un établissement hospitalier, auprès de personnes atteintes de problèmes de santé mentale.

 

Sandrine Amadori: entrepreneuriat et pharmacie

Sandrine AmadoriAvec son conjoint, ingénieur et entrepreneur, Sandrine Amadori a déménagé de Paris à Toronto en 2001, question de profiter d'occasions d'affaires. Moins d'un an plus tard, le couple s'installe à Montréal. «J'ai travaillé cinq ans dans la région parisienne comme pharmacienne. J'ai eu envie d'une expérience internationale», résume cette Française de 40 ans inscrite au PAPE.

Originaire de Grenoble, Mme Amadori est pharmacienne depuis 1996. En s'installant au Canada, elle a perdu son droit de pratique. Mais elle avait plusieurs cordes à son arc. Auteure d'une thèse sur les médicaments photosensibilisants, qui lui a valu les honneurs à sa faculté de l'Université Joseph-Fourier et les félicitations du jury, elle s'est intéressée aux transferts technologiques. Elle a d'ailleurs obtenu une maitrise en marketing et management pharmaceutique à l'École supérieure de commerce de Paris en 2000. Ces expertises l'ont menée à diriger des projets à l'organisme Montréal International dans le secteur des sciences de la vie de 2002 à 2008.

«Je n'ai jamais cessé de travailler dans le secteur pharmaceutique, mais sans pouvoir être pharmacienne moi-même, relate-t-elle. C'est pourquoi je me suis tournée vers le PAPE quand j'en ai entendu parler.»

Ce qu'elle aime dans la profession, c'est le contact direct avec les gens et le travail en équipe. «C'est un métier où l'on est confronté à la vulnérabilité des gens. Les équipes multidisciplinaires se mobilisent pour trouver des solutions. Mon métier, je l'ai choisi pour ça. Ça me manquait.»

En France, le choix d'un milieu professionnel (communautaire, hospitalier, industriel) est quasi définitif. Au Québec, un professionnel peut être actif dans ces différents secteurs, un avantage à ses yeux. «Je me verrais bien occuper diverses fonctions à l'hôpital, en officine ou dans l'entreprise. Ici, c'est une perspective bien accueillie.»

 

Javier Omar: l'homme de famille amoureux du Québec

Javier Diaz Real OmarJavier Diaz Real Omar, 32 ans, ne connaissait pas le français lorsqu'il est arrivé à Montréal en 2009. Originaire de Colombie, il n'a eu besoin que de quelques mois pour pouvoir soutenir une conversation dans sa troisième langue (après l'espagnol et l'anglais) et, éventuellement, s'inscrire dans une université francophone. «Le Programme d'appoint pour les pharmaciens étrangers, c'est pour moi l'occasion de renouer avec ma profession et de m'intégrer à la communauté québécoise», dit ce père de deux fillettes âgées de huit ans et un an et marié à une technicienne en chimie industrielle qui a émigré avec lui.

S'il aime le caractère latin des Québécois, l'hiver lui pose un peu plus de problème. Mais sa fille ainée raffole de la neige. «Ça m'aide à l'apprécier à mon tour parce qu'elle insiste beaucoup pour que j'aille jouer dehors avec elle», mentionne-t-il en souriant.

Diplômé en 2006, il a travaillé dans l'industrie cosmétique colombienne avant de venir s'établir à Toronto. Lorsqu'il a entendu parler du programme d'études de l'Université de Montréal, il n'a pas voulu manquer sa chance. «Je ne vise pas une carrière en recherche même si je me tiens au courant des dernières avancées. Ce que j'aime du travail de pharmacien, c'est le contact avec les gens et le fait que ce métier me permet de passer du temps avec ma famille», explique-t-il peu avant de recevoir sa blouse blanche des mains du doyen de la faculté.

 
titre_forumenclips011

ico-sortir-2 La chimie verte, un concept à la mode
Forum en clips du 9 mai 2012

Dossiers

 

La Faculté des sciences infirmières célèbre ses 50 ans

Colloques, hommages, retrouvailles, la Faculté des sciences infirmières de l'Universit...

 

En mai, on célèbre le mont Royal!

Le mont Royal est indissociable de l'histoire de l'Université de Montréal, dont le camp...

 

Sortir de sa bulle grâce à l'interdisciplinarité

En militant, il y a plus de 25 ans, pour une pensée complexe qui accueillerait l'enchevê...

Le chiffre

19,6 %

À l'automne 2011, les étudiants non canadiens – soit les étudiants résidents permanents et les étudiants internationaux − comptaient pour 19,6 % des étudiants inscrits à l'UdeM.

Lire la suite...