Traitement du cancer du sein : Nouvelle piste identifiée

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John StaggDes chercheurs du Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CRCHUM) et du Peter MacCallum Cancer Centre d'Australie ont identifié une nouvelle piste pour le traitement du cancer du sein.

Chez 20 à 30 % des patientes souffrant d'un cancer du sein, la protéine HER2 (Human Epidermal Growth Factor Receptor-2) est surexprimée et constitue la cause principale de la prolifération des cellules cancéreuses. Pour ce type de cancer, le traitement à l'Herceptin® (trastuzumab) est la thérapie standard depuis quelques années, où l'action de ce médicament bloque l'activité de cette protéine. Cependant, son mécanisme d'action exact n'avait pas encore été entièrement élucidé.

Les professeurs John Stagg, chercheur au CRCHUM et Mark Smyth, du Peter McCallum Cancer Centre, ainsi que leurs collaborateurs* ont découvert qu'en plus de contrer la prolifération cellulaire, l'Herceptin stimule la production d'interférons qui activent les lymphocytes du système immunitaire.

De plus en plus, dans divers types de cancers, on se rend compte que la présence de lymphocytes dans la tumeur constitue un facteur de succès dans le traitement. Les chercheurs ont démontré que si l'on combine le traitement Herceptin avec une immunothérapie qui stimule l'activité des lymphocytes, on augmente considérablement l'efficacité du médicament, du moins chez la souris.

«Ces résultats apportent une autre avenue possible au traitement du cancer du sein pour près du tiers des patientes qui en souffrent,», souligne le professeur Stagg, affilié à la Faculté de pharmacie de l'Université de Montréal et à l'Institut du Cancer de Montréal. Des études cliniques de phase I pourraient être menées à moyen terme, ouvrant ainsi la voie à une thérapie encore plus ciblée dans l'avenir.

Cette étude a été réalisée en collaboration avec des chercheurs du Peter MacCallum Cancer Centre, East Melbourne, Australie; de l'Institut Jules Bordet, Bruxelles, Belgique; de l'Université de Melbourne, Australie; et de l'Université Juntendo, Tokyo, Japon;

Ces résultats ont été publiés dans la dernière version en ligne de Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America. Cette étude a été subventionnée par le National Health and Medical Research Council of Australia, le Susan Komen Breast Cancer Foundation et le Victoria Breast Cancer Research Consortium (Australie).

Le rôle des lymphocytes
Les lymphocytes sont des cellules normales du sang. Ils appartiennent au groupe des globules blancs et ont un rôle majeur dans la défense contre les infections et la mémoire immunitaire.

Le rôle des interférons
Ces protéines sont notamment produites par les cellules du système immunitaire, et ont pour rôle de défendre l'organisme des agents pathogènes tels les virus, bactéries, parasites et cellules tumorales. Ils portent ce nom d'interférons parce qu'ils «interfèrent» avec la réplication virale dans les cellules hôtes. Parmi d'autres fonctions, ils sont responsables de l'activation des lymphocytes.

À propos de l'étude :
Anti-ErbB-2 mAb therapy requires type I and II interferons and synergizes with anti-PD-1 or anti-CD137 mAb therapy.
* John Stagg, Sherene Loi, Upulie Divisekera, Shin Foong Ngiow, Hélène Duret, Hideo Yagita, Michel W. Teng, et Mark J. Smith. Version en ligne de Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States.

Le financement de cette étude a été rendu possible grace au National Health and Medical Research Council of Australia, au Susan Komen Breast Cancer Foundation, et au Victorian Breast Cancer Research Consortium (Australie).

Sur le Web :

Renseignements et pour obtenir une copie de l'étude par courriel :
Lucie Dufresne
Conseillère en communication
Centre hospitalier de l'Université de Montréal
+ 1 (514) 890-8000, poste 15380
Téléavertisseur : + 1 (514) 860-7110
lucie.dufresne.chum@ssss.gouv.qc.ca

 
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