Les hommes rêvent aux poursuites, les femmes aux agressions

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Hommes et femmes rêvent également  à des possessions par des esprits maléfiques. (Photo: Bryan Gosline)Même dans leurs pires cauchemars, les hommes et les femmes se distinguent. «Les hommes rêvent plus souvent aux accidents et aux poursuites, les femmes aux agressions et aux insectes», affirme François Bilodeau.

Ce finissant du baccalauréat en psychologie a demandé à 176 adultes de décrire le cauchemar le plus affreux de leur vie. Ils ont retrouvé la trace de ce rêve horrible qui les a sortis du sommeil plusieurs années, sinon plusieurs décennies plus tôt, puisque c'est vers l'âge de 14 ans qu'on cauchemarde le plus. «Il y a aussi des points de convergence. Hommes et femmes rêvent également à des possessions par des esprits maléfiques. Ils perdent le contrôle de leur corps», explique le chercheur, fier d'avoir levé le voile sur une question originale.

Menée au cheminement Honor, réservé aux meilleurs étudiants d'une promotion (à peine 20 étudiants par an répondent aux critères), sa recherche s'est inscrite dans une enquête du professeur Antonio Zadra l'an dernier. Le jeune homme exposait ses résultats sur une affiche à la 6e Journée scientifique annuelle du Département de psychologie de l'Université de Montréal.

Cette journée a connu «un succès remarquable», commente Sophie Bergeron, professeure au Département de psychologie et membre du comité organisateur du congrès auquel tous les étudiants, chargés de cours et professeurs étaient conviés. «C'est une occasion unique, très appréciée, de communiquer entre nous. C'est toujours utile de prendre connaissance des travaux de nos collègues et des étudiants engagés dans des projets de recherche.»

Son coup de cœur: la présentation de Joëlle Carpentier sur la rétroaction négative dans l'entrainement sportif (voir Forum du 7 mars), qui a d'ailleurs valu à l'étudiante un prix d'excellence.

Par ailleurs, Mme Bergeron a présenté la conférencière Sue Johnson, de l'Université d'Ottawa, dont la communication, très suivie par les étudiants, a porté sur les liens affectifs et la thérapie conjugale. Chaque année, le département invite une personne de l'extérieur à entretenir l'auditoire d'un aspect de la psychologie. Cette année, une seconde conférencière participait à la rencontre: Sandra Trehub, de l'Université de Toronto, qui a parlé des interactions vocales mère-enfant.

M.-R.S.

 

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