Les enfants des villes semblent plus actifs dans leurs déplacements

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Selon les résultats d'une étude publiée aujourd'hui dans Pediatrics par le Dr Roman Pabayo du Centre de recherche du Centre hospitaliser de l'Université de Montréal et du Département de médecine sociale et préventive, les enfants les plus susceptibles de se rendre à l'école à pied ou en vélo vivent en ville et sont issus de familles monoparentales et de milieux économiquement défavorisés. L'originalité de cette étude tient à ce qu'elle a suivi les mêmes groupes d'enfants tout au long de leur scolarité. Elle a ainsi permis de montrer que les enfants privilégient progressivement les « déplacements actifs » pour se rendre à l'école jusqu'à l'âge de 10 ou 12 ans, et que cette tendance s'inverse par la suite.

« L'étude est importante pour le bien-être des enfants car la plupart d'entre eux n'atteignent pas les objectifs recommandés en matière d'activité physique pour une croissance et à un développement optimaux, explique le chercheur. Le recours au déplacement actif pour aller à l'école est un moyen facile et bon marché d'intégrer une activité physique dans la vie quotidienne des enfants. Dans une étude distincte menée sur des enfants du Québec, nous avons établi des corrélations significatives entre le poids et le fait que les enfants se rendent à l'école à pied ou en vélo. » Le déplacement ou transport actif est un déplacement non motorisé tel que la marche et le vélo, à l'exclusion des transports en commun, des autobus scolaires et de la conduite automobile.

L'étude s'est intéressée aux habitudes de 7 960 enfants canadiens et révèle que plusieurs facteurs intéressants sont associés au choix du mode de déplacement. Par exemple, les enfants qui, selon les indications fournies par leurs parents, ont beaucoup d'amis dans leur quartier ont deux fois plus de chances que les autres enfants d'opter pour un mode de déplacement actif pendant une période de deux ans. Les adolescents sont moins susceptibles de rendre à l'école à pied ou en vélo s'il n'y pas de feux de circulation ou de passages pour piétons sur le trajet qu'ils empruntent. Le fait que l'enfant soit éventuellement accompagné d'un camarade de classe, d'un frère ou d'une sœur constitue également un facteur décisif.

D'autres études doivent être menées pour expliquer les tendances et facteurs identifiés dans l'étude. « Pourquoi les enfants de la Saskatchewan et du Manitoba sont-ils les plus susceptibles de privilégier les déplacements actifs à un moment donné de leur vie? Qu'en est-il des enfants de milieux socio-économiques défavorisés? Pourquoi les tendances sont-elles différentes à mesure que les enfants grandissent, quels que soient les facteurs sociodémographiques et régionaux? Si nous pouvons mieux comprendre les facteurs qui influencent la manière dont les enfants choisissent de se rendre à l'école, nous devrions pouvoir encourager un plus grand nombre de familles à privilégier la marche ou la bicyclette, et promouvoir ce faisant l'adoption de comportements plus sains qui dureront toute la vie », explique Roman Pabayo.

À propos de l'étude
Cette recherche a été financée par les Instituts de recherche en santé du Canada et le Centre interuniversitaire québécois de statistiques sociales lorsque le professeur Pabayo était affilié au Département de médecine sociale et préventive de l'Université de Montréal, au Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (axe de recherche : risques pour la santé) et au Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine.

Liens :

Personne-ressource auprès des médias :
William Raillant-Clark
Attaché de presse international
Université de Montréal
Tél. : 514 343-7593
w.raillant-clark@umontreal.ca
http://twitter.com/udemnouvelles

 

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