Les femmes aiment le Bixi

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En mai 2009, alors qu'il en était à sa première saison d'implantation, le Bixi avait déjà été utilisé au moins une fois par 8,2% de la population de l'Ile de Montréal, ce qui représente 125 625 personnes âgées de 18 ans et plus. Là où des stations de Bixi sont disponibles dans un rayon de 250 m, le taux d'usagers grimpe à 14%.

Ces chiffres ont été obtenus par sondages auprès d'un échantillon représentatif de l'ensemble de la population de Montréal dans le cadre d'une recherche doctorale de Daniel Fuller, recherche dirigée par Lise Gauvin, professeure au Département médecine sociale et préventive de l'Université de Montréal.

L'étude montre qu'autant de femmes que d'hommes utilisent le vélo en libre service pour des fins utilitaires. «Cet élément est intéressant puisqu'il diffère de ce que l'on observe habituellement chez les cyclistes urbains qui comptent une nette majorité d'hommes, affirme l'auteur de la recherche. Le Bixi s'avère donc novateur et attire une clientèle habituellement moins portée à utiliser ce mode de transport.»

Autre caractéristique propre aux bixistes: ce ne sont pas principalement des étudiants, contrairement aux données nord américaines sur les cyclistes urbains. L'usager moyen, âgé de 18 à 23 ans, a une scolarité de niveau universitaire mais utilise le Bixi comme principal moyen de transport pour se rendre au travail.

L'étude montre également que les deux tiers des usagers, du moins en 2009, provenaient de zones où il n'y a pas de station de Bixi à proximité de leur lieu de résidence. «Cette données est importante et révèle que la clientèle provient de partout et intègre ce mode de déplacement à d'autres de transport», souligne Daniel Fuller.

Les données de cette étude sont publiées dans l'American Journal of Preventive Medicine.

Daniel Baril

 

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