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Stress post-traumatique chez les victimes d'abus sexuel

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Près de la moitié des fillettes abusées sexuellement souffrent de troubles de stress post-traumatique, une anxiété qui est le résultat d'un événement psychologiquement traumatisant, selon une étude menée par des chercheurs de l'Université de Montréal, du CHU Sainte-Justine et de l'Université du Québec à Montréal. Publiée dans Paediatrics & Child Health, l'enquête démontre qu'une thérapie professionnelle et le soutien du milieu familial demeurent cruciaux pour aider ces fillettes à surmonter les sévices sexuels qu'elles ont subis.

Les chercheurs ont évalué, à l'aide de différents questionnaires, 67 fillettes âgées entre 7 et 12 ans suspectées d'avoir été victimes de sévices sexuels.  Au cours des entretiens à une clinique spécialisée du CHU Sainte-Justine, les sévices ont été classifiés en fonction de trois critères : abus très graves (pénétration ou tentative de pénétration orale, vaginale ou anale), abus sexuel grave (attouchements sur la personne nue) et abus sexuel moins grave (attouchements sur la personne habillée ou exhibitionnisme).

« Nous avons observé que 46,3 % des jeunes filles évaluées après un abus sexuel souffraient de troubles de stress post-traumatique, souligne Martine Hébert, co-auteure et professeure au Département de sexologie de l'Université du Québec à Montréal. Un soutien parental important, surtout maternel, a constitué un facteur de protection contre les troubles de stress post-traumatique dans la majorité des cas des victimes qui ont survécu à des abus sexuels.»

Dans le cadre de l'étude, l'équipe de recherche a également recueilli les témoignages de plusieurs mères pour évaluer quatre facteurs de détresse psychologique : angoisse, dépression, irritabilité et problèmes cognitifs. Les chercheurs ont également questionné les mères sur le degré de soutien qu'elles ont apporté à leurs filles après une divulgation d'abus sexuel. L'équipe a aussi questionné les mères concernant la fréquence à laquelle ces enfants ont été témoins de conflits parentaux.

« Les enfants qui ont été témoins de violence physique chez leurs parents montraient des troubles de stress post-traumatique plus graves », selon Claire Allard-Dansereau, professeure de pédiatrie à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal et au CHU Sante-Justine.

Parmi d'autres découvertes majeures de l'étude, notons :

  • le quart des filles interrogées avaient été abusées sexuellement une fois, alors que près de la moitié des victimes avaient été agressées de façon systématique sur une période de six mois ou plus;
  • près des deux tiers des actes d'abus sexuel étaient jugés comme graves;
  • l'agresseur venait du milieu familial immédiat dans 50 % des cas et de la famille élargie dans un cinquième des cas;
  • 53,7 % des filles abusées étaient issues de familles monoparentales;
  • une minorité des agresseurs extra-familiaux étaient inconnus de la victime;
  • 98,5 % des agresseurs étaient des hommes;
  • Les deux tiers des agresseurs étaient âgés entre 20 et 59 ans, et un quart avait moins de 19 ans;
  • environ 50 % des mères avaient été abusées sexuellement durant leur propre enfance;
  • un quart des mères ont déclaré avoir été victimes de violence physique de la part de leur conjoint.

Les troubles de stress post-traumatique dus à des abus sexuels peuvent être atténués, selon les auteures. « Reconnaître les ressources dont dispose l'enfant pour faire face, de même que la détresse psychologique d'un parent qui doit s'ajuster à la suite de la divulgation d'abus sexuel, aidera les thérapeutes à centrer leurs interventions sur l'enfant et contribuera ultérieurement au bien-être de la famille », déclare Anne-Claude Bernard-Bonnin, professeure de pédiatrie à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal et au CHU Sainte-Justine.

À propos de l'étude
L'article intitulé « Disclosure of sexual abuse, and personal and familial factors as predictors of post-traumatic stress disorder symptoms in school-aged girls », publié dans le journal de la Société canadienne de pédiatrie, Paediatrics & Child Health, est signé par les auteures Anne-Claude Bernard-Bonnin et Claire Allard-Dansereau de l'Université de Montréal et du CHU Sante-Justine, en collaboration avec Martine Hébert et Isabelle V. Daignault de l'Université du Québec à Montréal.

Partenaires de recherche
Cette étude a été financée par le Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture et le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.

Sur le Web :

Personne-ressource auprès des médias :
Sylvain-Jacques Desjardins
Attaché de presse international
Université de Montréal
Téléphone : 514 343-7593
Courriel : sylvain-jacques.desjardins@umontreal.ca

 

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