Plus de 7,6 M$ pour un projet majeur en génomique environnementale

Imprimer

Mohamed HijriDans le cadre du concours « Projets de recherche appliquée à grande échelle », Génome Canada a annoncé le financement de neuf projets ciblés, dont un à l'Université de Montréal. En effet, une équipe dirigée par Franz Lang et Mohamed Hijri, tous deux professeurs à l'UdeM, recevra 7,6 millions de dollars sur une période de trois ans, dont plus de 3,7 millions de dollars de Génome Canada et plus de 2,6 millions de dollars de Génome Québec (la balance provenant de divers organismes partenaires). La recherche permettra la mise au point des nouvelles techniques de bioremédiation des sols contaminés grâce à la génomique environnementale.

Ce concours a fait l'objet d'un processus d'évaluation très rigoureux, incluant notamment des rencontres entre le comité évaluateur et les candidats. Au terme de ces différentes étapes, neuf demandes ont été retenues sur les 21 présentées comme projets ciblés.

Franz Lang, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en génomique comparative et évolutive et professeur au Département de biochimie, et Mohamed Hijri, professeur au Département de sciences biologiques, travailleront avec 14 autres chercheurs de l'UdeM et de l'Université McGill, dont plusieurs sont affiliés à l'Institut de recherche en biologie végétale (IRBV) de l'UdeM. L'équipe compte par ailleurs quatre chercheurs, juristes et politologues, liés au GE3LS. Cet acronyme désigne la génomique et ses aspects éthiques, environnementaux, économiques, légaux et sociaux et la recherche GE3LS complète la recherche en génomique.

L'enjeu est de contribuer à l'assainissement des sites contaminés. En effet, les activités minières, l'extraction pétrolière et gazière, l'agriculture et les procédés industriels peuvent contaminer le sol, créant ainsi un problème considérable partout dans le monde. On s'efforce actuellement de réduire la production des polluants industriels et agricoles à leur source, mais cela ne résout pas le problème des anciens sites immenses contenant des traces de métaux qui peuvent rester dans le sol pendant des millénaires. Les travaux de recherche de l'équipe de l'UdeM porteront sur la phytoremédiation, une nouvelle biotechnologie prometteuse qui utilise les plantes et les microorganismes qui leur sont associés pour dépolluer le sol. Une partie de la recherche consistera à séquencer les génomes des bactéries et des champignons choisis qui sont les plus efficaces dans la détoxication du sol, et d'importantes nouvelles données deviendront du domaine public.

Les services d'assainissement représentent un marché de plus de 30 milliards de dollars au Canada et ce secteur a pris de l'expansion au cours des dix dernières années. Le projet procurera donc d'importants avantages économiques tout en assainissant l'environnement. L'équipe créera également une méthodologie utile dans les évaluations de la viabilité de la remise en état de sites, notamment une trousse d'outils pour les conseils d'administration et des lignes directrices juridiques à l'intention des gouvernements et des entreprises.

Le vice-recteur à la recherche et aux relations internationales, Joseph Hubert, se réjouit de cette annonce qui permet de combiner deux domaines stratégiques pour l'UdeM, à savoir l'environnement et la génomique. Plusieurs activités de recherche se réaliseront sur le site de l'IRBV qui, avec le Jardin botanique et le Centre sur la biodiversité de l'Université de Montréal – récemment inauguré –, offre un milieu de travail exceptionnel et privilégié sur le plan du transfert des connaissances.

Chez Génome Québec, on se réjouit de cette excellente performance des professeurs Lang et Hijri. « De plus en plus, on entendra parler de la génomique comme d'une technologie stratégique pouvant apporter des solutions innovantes à divers enjeux, dont des problèmes environnementaux », a déclaré Jean-Marc Proulx, président-directeur général de Génome Québec.

Sur le Web :

 

Dossiers

 

La Faculté des sciences infirmières célèbre ses 50 ans

Colloques, hommages, retrouvailles, la Faculté des sciences infirmières de l'UniversitÃ...

 

En mai, on célèbre le mont Royal!

Le mont Royal est indissociable de l'histoire de l'Université de Montréal, dont le camp...

 

Sortir de sa bulle grâce à l'interdisciplinarité

En militant, il y a plus de 25 ans, pour une pensée complexe qui accueillerait l'enchevê...

Le chiffre

19,6 %

À l'automne 2011, les étudiants non canadiens – soit les étudiants résidents permanents et les étudiants internationaux − comptaient pour 19,6 % des étudiants inscrits à l'UdeM.

Lire la suite...