Les étoiles de l'UdeM ou les 10 chercheurs qui ont fait la manchette en 2008

Imprimer

Les travaux des chercheurs connaissent une diffusion inégalée dans les médias. Les travaux de Jennifer O'Loughin, de Jacques Montplaisir et de Tracie Ann Barnett ont obtenu une couverture exceptionnelle dans les médias en 2008.

Et ils ne sont pas les seuls. Plusieurs chercheurs de l'Université ont fait l'objet d'un intérêt médiatique à la fois fulgurant et soutenu. Les percées de nombreux chercheurs se sont en effet retrouvées sur les premières pages de publications québécoises, canadiennes et internationales, dans des proportions sans précédent.

Jennifer O'LoughlinPour y voir plus clair, le Bureau des communications et des relations publiques (BCRP) a établi son premier palmarès annuel en s'appuyant sur ses relevés de presse quotidiens ainsi que sur les données de Cormex Research, une firme qui examine le rayonnement des universités dans les grands médias.

Le BCRP est d'autant mieux placé pour dresser ce palmarès qu'il joue un rôle essentiel dans la diffusion des recherches, que ce soit par son service des relations de presse ou par la parution des travaux dans le journal Forum.

C'est Jennifer O'Loughlin, prolifique chercheuse du Département de médecine sociale et préventive, qui a eu la plus grande couverture journalistique, avec près de 150 articles sur ses trois études: l'effet du tabagisme sur la croissance des jeunes, les adolescents qui n'arrivent pas à cesser de fumer et la dépendance à la nicotine des enfants exposés à la fumée secondaire. Grâce à ses entrevues dans les plus grandes agences de presse – Reuters, United Press International et l'Agence Science-Presse –, des résumés des travaux de Mme O'Loughlin ont abouti dans les pages de l'influent Washington Post, du magazine Newsday, du Honolulu Star-Bulletin aux États-Unis, du Globe and Mail et du Red Deer Advocate au Canada, sans oublier le Daily Mail en Grande-Bretagne. Au Québec, la professeure a fait la une de la Gazette et du Devoir.

Jacques MontplaisirJacques Montplaisir, professeur au Département de psychiatrie et directeur du Centre d'étude du sommeil de l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, est en deuxième place. La diffusion d'un tandem de ses études – sur les liens entre la maladie d'Alzheimer et les troubles du sommeil et sur les terreurs nocturnes chez les enfants – a été suivie de plus de 100 citations notamment dans le magazine Time et relayées par l'agence de presse United Press International. Au Canada, des articles sont parus dans les quotidiens New Brunswick Telegraph Journal et The Vancouver Sun. Les sites de nouvelles de Radio-Canada et de CBC n'ont pas été en reste.

Tracie Ann BarnettTracie Ann Barnett, professeure au Département de médecine sociale et préventive, s'est assuré la troisième position avec plus de 80 articles. Son étude sur les enfants obèses et ses travaux sur les habitudes d'écoute de la télévision chez les adolescents défavorisés ont fait le tour du pays. Le magazine Forbes et des douzaines de quotidiens américains ont aussi fait écho aux travaux de Mme Barnett.

Mélissa GénéreuxMélissa Généreux, diplômée du Département de médecine sociale et préventive et résidente à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, s'est hissée au quatrième rang avec près de 70 articles et entrevues. Son étude révélant que les femmes qui habitent près des autoroutes sont plus vulnérables à la pollution automobile a entre autres attiré l'attention du New York Times ainsi que de l'Agence France-Presse, de Paris Match et de Libération. Au Canada, Le Journal de Montréal et le National Post ont également parlé des travaux de Mme Généreux.

Véronique DupéréVéronique Dupéré, une diplômée du Département de sociologie ayant travaillé étroitement avec Éric Lacourse et Richard E. Tremblay, s'est classée en cinquième position avec 65 articles et plus portant sur deux de ses études. La première concluait que les filles des quartiers pauvres étaient plus susceptibles d'avoir des relations sexuelles précoces et la seconde que les adolescents défavorisés étaient quatre fois plus à risque de faire une tentative de suicide que leurs pairs des quartiers mieux nantis.

René DoyonRené Doyon, professeur au Département de physique, figure en sixième place. Pour la première fois, M. Doyon et ses collègues ont photographié un système extrasolaire. Près de 60 médias ont couvert la nouvelle et René Doyon a été nommé personnalité de la semaine de La Presse et de Radio-Canada.

Bruce D. MurphyBruce D. Murphy, directeur du Centre de recherche en reproduction animale de la Faculté de médecine vétérinaire, est au septième rang grâce à la découverte du gène Lrh1, qui pilote les mécanismes de l'ovulation chez la femme. La nouvelle a fait la une de deux quotidiens torontois, le Toronto Star et le Globe and Mail.

Santiago CostantinoLa huitième position revient à Santiago Costantino, professeur au Département d'ophtalmologie et rattaché au Centre de recherche de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, dont le travail a été rapporté dans une quarantaine d'articles. Son équipe a mis au point une version miniaturisée (ou l'équivalent de l'épaisseur de deux cheveux) d'une peinture célèbre de Jan Vermeer, La jeune fille à la perle, pour illustrer une nouvelle technique de reproduction des environnements cellulaires complexes.

Serge LarivéeL'étude de Serge Larivée sur les effets exclusivement positifs de la croyance au père Noël a valu au professeur de l'École de psychoéducation le neuvième rang avec une trentaine d'articles autant au pays – le Globe and Mail et Le Journal de Montréal notamment – qu'à l'étranger – le Wall Street Journal et le Times of India.

Rafick Pierre SékalyLa 10e place va à Rafick Pierre Sékaly, professeur au Département de microbiologie et immunologie, dont le travail a fait l'objet de deux douzaines d'articles. Son équipe a découvert la protéine FOX03a, qui prémunit contre les attaques virales et contribuera à l'élaboration d'un vaccin contre le VIH.

Une mention spéciale est finalement décernée à cinq chercheurs: Olivier Bauer, professeur à la Faculté de théologie et de sciences des religions, pour sa recherche sur la «religion» du Canadien de Montréal; François Coutlée, professeur en microbiologie et immunologie, pour son enquête sur l'efficacité du vaccin contre le virus du papillome humain chez les hommes; Anick Bérard, professeure à la Faculté de pharmacie, pour son étude qui montrait qu'aucun lien n'existe entre les antidépresseurs et les déficiences de naissance; Geneviève Mageau, professeure au Département de psychologie, pour son enquête sur les parents contrôlants; et le diplômé David Gourion pour son étude qui indiquait que les bébés placés dans des incubateurs courent moins de risques de souffrir de dépression à l'âge adulte.

 

Sylvain-Jacques Desjardins

Collaboration spéciale

 

Dossiers

 

Zoom sur les enfants

Que se passe-t-il quand l’enfant devient le parent de ses parents? Comment prévenir les...

 

Sortir de sa bulle grâce à l'interdisciplinarité

En militant, il y a plus de 25 ans, pour une pensée complexe qui accueillerait l'enchevê...

 

Le campus de l'UdeM à Laval : des débuts très prometteurs

Le campus de l'UdeM à Laval a toutes les allures d'un pari gagné: en effet, plutôt que ...

Le chiffre

11,0 G$

C’est le total des sommes déboursées par les universités canadiennes pour la recherche et le développement en 2009-2010.

Lire la suite...