Solène Lardoux examine le mariage au Mali

Imprimer

Solène Lardoux s'intéresse habituellement à la famille et la fécondité au Québec. Toutefois, pour son plus récent livre, la professeure au Département de démographie de l'Université de Montréal a porté son regard sur une autre partie du monde.

Dans Le Mariage au Mali : Témoignages (L'Harmattan 2010), elle présente la synthèse de 59 entretiens qu'elle a recueillis sur les unions dans cet état de l'Afrique de l'Ouest. Jusqu'à récemment, c'était de façon majoritaire les parents qui décidaient qui mariaient leurs filles. Au Mali, un pays qui est majoritairement musulman à 91,5 % (3% chrétien et 1,5% animiste), il y a le mariage religieux, le mariage civil et le mariage coutumier.

« Les mariés signent soit pour la monogamie ou la polygamie. Certaines femmes préfèrent divorcer plutôt que de côtoyer une coépouse, d'autres préfèrent rester avec leur mari même s'il prend une autre femme, explique la professeure Lardoux. L'excision pour les filles demeure largement pratiquée, et chacun a son avis sur la question. »

Son livre propose des témoignages souvent bouleversants ou drôles, mais toujours profondément humains. Femmes et hommes de différentes générations, vivant en ville ou dans des villages, décrivent des circonstances du premier mariage, qui décide et combien cela coûte, quel est le rôle des anciennes générations sur l'entrée en premier mariage des jeunes, comment les nouvelles générations retardent l'entrée en mariage pour des raisons financières, qu'en est-il de la polygamie, comment les tâches sont-elles réparties et comment s'organise la vie en ménage polygame ?

« Au Mali, le mariage est encore largement pratiqué, toutefois on observe de nouvelles formes d'union. On n'y parle pas de familles recomposées, mais plutôt de familles étendues où plusieurs générations se côtoient, les familles monoparentales sont très rares et souvent une mère seule vivra dans un ménage composé de plusieurs noyaux familiaux », précise la démographe.

La lecture de cet ouvrage permettra de mieux connaître, en partie, les réalités des jeunes migrants venus de l'Afrique de l'Ouest qui s'intègrent au Québec. La professeure Lardoux, qui continue d'investiguer la nature des unions québécoises, espère pouvoir éventuellement faire une comparaison entre les coutumes de la province aux unions du Mali.

Sur le Web :

 

Personne-ressource auprès des médias :
Sylvain-Jacques Desjardins
Attaché de presse international
Université de Montréal
Téléphone : 514 343-7593
Courriel : sylvain-jacques.desjardins@umontreal.ca

 

Dossiers

 

La collation des grades: célébration de la réussite

La collation des grades est un événement majeur par lequel l'Université souligne la fi...

 

81e Congrès de l'Acfas

L’Université de Montréal est une fois de plus de la fête pour le 81e Congrès de l’...

Le chiffre

733,4 M$

Le budget de fonctionnement 2013-2014 totalisera des dépenses de 733,4 M$, en hausse de 4,4 % sur l'année précédente.

Lire la suite...