Les auteurs de ce livre s'intéressent à des enjeux encore peu explorés par les ethnomusicologues. Quelles sont, par exemple, les répercussions sur les pratiques musicales de la mondialisation culturelle, des nouvelles migrations humaines et du tourisme de masse? Au cœur du problème, il y a la double nature de la musique: patrimoniale, elle se définit dans la reproduction de sons et de gestes immémoriaux; expressive, elle est un véhicule de créativité ouvert aux influences les plus diverses.
Les auteurs se penchent sur la «mise en spectacle» de la musique traditionnelle, où cette tension entre expression et mémoire est spécialement forte. Mettant en question tout particulièrement les effets du tourisme sur les pratiques, ils observent les ajustements contemporains de performances traditionnelles et offrent des perspectives inédites sur la mise en valeur des patrimoines musicaux et culturels.
Monique Desroches est professeure d'ethnomusicologie à la Faculté de musique de l'Université de Montréal. Elle dirige le Laboratoire de recherche sur les musiques du monde et le Laboratoire d'ethnomusicologie et d'organologie. Marie-Hélène Pichette est doctorante en ethnomusicologie et présidente désignée de la Société canadienne pour les traditions musicales. Claude Dauphin, musicologue et ethnomusicologue, est professeur à l'Université du Québec à Montréal. Gordon E. Smith est professeur d'ethnomusicologie à l'Université Queen's.
Sous la direction de Monique Desroches, Territoires musicaux mis en scène, Les Presses de l'Université de Montréal, 2011, 424 p., 39,95 $.
Sur le Web
