La Faculté de médecine vétérinaire offrira un certificat de 30 crédits en technologie et innocuité des aliments qui permettra à une trentaine d'étudiants (dont 10 à temps complet) d'acquérir une formation dans ces domaines en émergence. «On répond à un besoin de la population qui exprime des préoccupations grandissantes à l'égard des aliments sains», a dit le doyen Jean Sirois à la dernière séance de la Commission des études (COMET) de l'année 2008-2009, tenue le 9 juin.
Le volet «technologie» du certificat englobe les étapes de la transformation et de la commercialisation des aliments, «plus spécifiquement la transformation de la carcasse animale en ses sous-produits alimentaires», précise-t-on dans le document approuvé. Le volet «innocuité», quant à lui, comprend les mesures d'hygiène, de salubrité, d'analyse du risque et d'assurance de la qualité.
Selon le vice-doyen André Vrins, on estime à 40 000 le nombre d'employés dans le secteur au Québec. La plupart ont été formés en situation d'emploi. Ces formations ne correspondent plus aux normes internationales. Analyse du risque, surveillance, contrôle de la qualité sont des enjeux majeurs. En vertu de son expertise en salubrité des viandes, notamment, la Faculté de médecine vétérinaire est toute désignée pour proposer ce programme.
Chantal Dumoulin, professeure depuis deux ans à l'École de réadaptation de la Faculté de médecine, est venue soumettre un projet de création de microprogramme en rééducation périnéale et pelvienne. Mme Dumoulin est spécialiste de la santé des femmes. Elle rappelle que l'incontinence touche 55 % des femmes de 55 ans et plus. Actuellement, seuls 250 physiothérapeutes possèdent une formation adéquate pour traiter ce problème important de santé.
«Comme physiothérapeute, on peut intervenir efficacement contre les effets de l'incontinence urinaire ou fécale. La recherche a permis l'avancement des connaissances dans ces domaines», a-t-elle indiqué. Les hommes aussi peuvent souffrir d'incontinence urinaire après une opération à la prostate.
Trois options en biochimie
Le directeur du Département de biochimie, Christian Baron, a présenté la réforme majeure du programme de baccalauréat spécialisé en biochimie. Le nouveau programme offrira toujours «une solide formation scientifique en biochimie et en chimie tout en répondant à des clientèles d'intérêts plus divers qui recherchent des disciplines tournées vers l'avenir», et satisfera de plus aux dernières exigences de l'Ordre des chimistes du Québec. Le baccalauréat révisé comptera 59 crédits communs et trois options de 22 ou 23 crédits (biochimie, médecine moléculaire et génétique et génomique humaine), entre autres. On prévoit le proposer dès cet automne.
«Ce programme attirera de nouveaux étudiants. Le changement va nous positionner comme les premiers à répondre aux nouvelles exigences de l'Ordre telles qu'elles sont présentées aux universités québécoises», a mentionné M. Baron.
Il a également soumis la modification du programme de maitrise en biochimie, qui a connu un regain de popularité au tournant des années 2000. Quatre options seront créées de façon à rendre le programme plus flexible: génétique moléculaire, biologie structurale, génomique humaine et biochimie in silico.
En bio-informatique, où l'Université de Montréal a été la première université canadienne à offrir une formation au début de la décennie, on revoit les programmes d'études en fonction des changements survenus dans la discipline.
À la Faculté des sciences infirmières, on effectue des modifications aux programmes, incluant une révision substantielle de la maitrise, un projet qui occupe les responsables depuis l'automne 2007. La dernière refonte d'importance remontait à 2001. Cette réforme a pour but d'améliorer la formation des infirmières tout en tenant compte des besoins en santé des individus, des familles et des communautés auprès de qui elles interviennent. Le projet s'accompagne de la création du microprogramme «Développement des pratiques infirmières» et d'une modification à l'option «Pratique infirmière avancée».
À la Faculté des sciences de l'éducation, un microprogramme intitulé «Soutien à la transition scolaire des élèves ayant des besoins particuliers» verra le jour prochainement. Il s'agit d'assurer une formation au personnel scolaire qui intervient auprès d'élèves en difficulté, très nombreux dans la région métropolitaine. «C'est la préoccupation principale des commissions scolaires montréalaises. On connait le cout social de ce phénomène», a souligné le doyen Michel Laurier.
Génie aérospatial et MBA
Du côté de l'École polytechnique, la mise sur pied d'un baccalauréat en génie aérospatial remonte à 2001, mais elle avait été suspendue à cause des évènements du 11 septembre. Au Canada, l'industrie de l'aérospatiale représente 21 G$ par année et une bonne partie de sa production est exportée. Quelque 400 entreprises et 73 000 employés y sont rattachés. Les responsables ont réalisé une étude de marché et établi des comparaisons avec les formations dispensées dans les autres universités canadiennes et au Massachusetts Institute of Technology pour s'assurer de la viabilité et de la pertinence du nouveau programme.
À HEC Montréal, on modifiera la structure et le répertoire des cours du MBA en administration des affaires. Les changements incluent des cours sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises.
M.-R.S.
