Le stress, la toxicomanie et les mauvaises habitudes de vie touchent le monde du travail et ces questions feront l'objet d'un microprogramme de deuxième cycle sur la santé et le mieux-être au travail offert par l'École de relations industrielles dès l'automne prochain.
«Les nombreuses pressions qui s'exercent dans les organisations dans le contexte d'une concurrence de plus en plus exacerbée, en conjonction avec les exigences de la vie quotidienne pour les individus et la famille, se traduisent par des conditions souvent difficiles pour la main-d'œuvre [...] Le concept de mieux-être au travail traduit l'importance d'arriver à juguler ces problématiques mais aussi d'avoir une vision intégrative des besoins sociaux de la main-d'œuvre, ce qui touche notamment les problèmes entourant la conciliation travail-famille», peut-on lire dans le document adopté par les membres de la Commission des études le 15 novembre dernier.
L'école modifiera par ailleurs deux de ses programmes aux cycles supérieurs. À la maitrise, «la réforme permettra d'améliorer la persévérance et la diplomation, notamment par la création de nouvelles modalités plus accessibles aux étudiants qui occupent un emploi», dit le document de présentation. On cherchera à mieux organiser les parcours de scolarité «de manière à favoriser l'obtention de la maitrise en moins de deux ans pour les étudiants inscrits à temps complet». Au diplôme d'études supérieures spécialisées, des modifications seront apportées afin de permettre l'intégration de la modalité avec travaux dirigés.
L'École de relations industrielles annonce aussi la création de cinq microprogrammes de deuxième cycle (15 crédits de cours). On veut offrir une formation spécialisée dans les domaines suivants: la dynamique des relations de travail, la gestion de la diversité dans les organisations, la gestion stratégique des ressources humaines, les perspectives internationales en relations industrielles et, comme il a été mentionné, la santé et le mieux-être au travail.
Ces microprogrammes aux formations axées sur les enjeux de l'heure peuvent également marquer une étape vers d'autres programmes aux 2e et 3e cycles. «Nous avons pris en compte les besoins du marché du travail, a commenté Jane Jenson, vice-doyenne aux études supérieures et aux affaires extérieures à la Faculté des arts et des sciences. Ces programmes peuvent attirer plusieurs personnes qui ne sont pas nécessairement intéressées par la maitrise mais qui souhaitent poursuivre des études après leur baccalauréat.»
Nouvelle concentration en médecine
Il y aura une concentration Santé environnementale à la Faculté de médecine à l'automne 2012. «Le programme qui est proposé permettra l'acquisition de compétences sur les concepts fondamentaux en santé environnementale, sur les agents chimiques, biologiques et physiques et sur les stratégies et les techniques d'évaluation de ces substances. La nouvelle option permettra aux étudiants de reconnaitre les dangers pour la communauté résultant de la pollution de l'air, de l'eau et des sols, et les effets des changements climatiques. Elle permettra l'acquisition de connaissances en toxicologie et analyse du risque, en méthodes quantitatives, en épidémiologie environnementale, dans une perspective populationnelle caractéristique de la santé publique», indique le document de présentation.
Au Département de médecine sociale et préventive, on créera des cours dans la concentration Recherche clinique de la maitrise en sciences biomédicales. Et la Faculté de médecine abolira les concentrations Réadaptation de cette même maitrise et Réadaptation et Neuropsychologie au doctorat, car elles ne répondent plus aux besoins ou ont été transférées dans d'autres programmes.
Le département offrira en outre un microprogramme de recherche interdisciplinaire en santé de la reproduction. Les responsables présentent la définition suivante, tirée de la Conférence internationale sur la population et le développement, tenue au Caire en 1994. «Par santé en matière de reproduction, on entend le bienêtre général, tant physique que mental et social, pour tout ce qui concerne l'appareil génital, ses fonctions et son fonctionnement. Cela suppose qu'une personne est capable de procréer et libre de le faire aussi souvent ou aussi peu souvent qu'elle le désire. Cette dernière condition implique qu'hommes et femmes ont le droit d'être informés et d'utiliser la méthode de planification familiale de leur choix, ainsi que d'autres méthodes de leur choix de régulation des naissances qui ne soient pas contraires à la loi. Ces méthodes doivent être sures, efficaces, abordables et acceptées par les utilisateurs [...] Enfin, la santé de la reproduction comprend la santé en matière de sexualité, qui vise à améliorer la qualité de la vie et les relations interpersonnelles.»
Le programme de maitrise en administration de la santé veut de son côté actualiser la structure de la concentration Gestion de la qualité pour, d'une part, adapter la formation dispensée aux étudiants aux besoins du réseau de la santé et, d'autre part, mieux refléter la charge de travail de chacun des cours offerts. Ce programme a jusqu'ici formé cinq cohortes d'étudiants. Chaque année, professeurs et étudiants évaluent les cours. C'est ainsi qu'est apparue la nécessité de renforcer certains modules et d'adapter des cours aux nouveaux besoins.
Au Département de pharmacologie de la Faculté de médecine, on propose la création d'un diplôme complémentaire Pharmacologie: stages en milieux professionnels destiné aux étudiants engagés dans une scolarité de recherche aux cycles supérieurs. Le programme leur permettra de mieux connaitre les attentes des milieux industriels et professionnels et d'être soumis aux contraintes de ces milieux. «En 2010, mentionne-t-on dans le document de présentation, le département créait de nouveaux programmes en pharmacologie clinique avec comme objectif de perfectionner chez les inscrits au programme les connaissances en pharmacologie nécessaires aux domaines du développement du médicament, de la recherche clinique, de la régulation du médicament et de l'utilisation et de l'enseignement du médicament à tous les niveaux de la santé. L'introduction du diplôme complémentaire Pharmacologie: stages en milieux professionnels répond à un besoin similaire, avec l'introduction d'une expérience professionnelle pour les étudiants déjà inscrits à la maitrise recherche ou au doctorat en pharmacologie.»
Programme pour enseignants immigrants
À la Faculté des sciences de l'éducation, on implantera un programme d'actualisation de formation en enseignement pour les enseignants d'immigration récente qui souhaitent obtenir le brevet d'enseignement. Actuellement, ces personnes doivent faire analyser leur dossier par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport pour obtenir un permis provisoire; suivre cinq cours définis par le Ministère dans un programme agréé de formation initiale des maitres au Québec; et réussir un stage probatoire en milieu scolaire.
Le certificat et le module de qualification en enseignement élaborés par la faculté permettront aux étudiants de suivre les cinq cours prescrits par le Ministère et, dans le cas du certificat, d'effectuer les stages requis pour l'obtention du brevet d'enseignement.
M.-R.S.
