La Faculté de musique créera un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en arts, création et technologies qui sera offert dès l'automne prochain. Conçu en collaboration avec la Faculté des arts et des sciences (FAS), le nouveau programme veut «offrir une formation pluridisciplinaire approfondie en arts technologiques». Les membres de la Commission des études ont approuvé ce projet à leur réunion du 22 mars.
Deux objectifs sont visés: amener l'étudiant à maitriser la technologie appliquée aux arts et lui permettre d'explorer la création artistique. Ce programme vise également à «servir de point de contact entre les différents domaines disciplinaires qui interagissent afin de former les arts technologiques».
Au Québec, rares sont les universités qui proposent des programmes de cycles supérieurs dans ce secteur, peut-on lire dans le document de présentation. La particularité du programme de l'Université de Montréal est qu'il n'exclut pas les sciences humaines. «De plus, les étudiants désireux d'acquérir une spécialisation courte leur permettant d'élargir leurs possibilités de carrière pourront réaliser des projets d'études avec une approche pluridisciplinaire et interfacultaire les préparant de manière adéquate pour le marché du travail.»
Hygiène du travail
De son côté, la Faculté de médecine offrira un DESS en hygiène du travail afin de répondre aux besoins du marché du travail. Les hygiénistes qui occupent ce champ commencent à quitter le réseau pour prendre leur retraite.
«Le programme proposera une formation continue ou une formation courte afin de satisfaire la demande dans les secteurs public et privé. Il permettra de former des spécialistes en français au Québec et ailleurs dans la francophonie», a dit Roch Chouinard, doyen de la Faculté des études supérieures et postdoctorales. La Sous-Commission des études supérieures avait préalablement recommandé l'approbation de ce projet.
Dans un point d'information, Jean-Pierre Blondin, vice-recteur adjoint aux études de premier cycle, a précisé que le déploiement de la technologie d'environnement numérique d'apprentissage StudiUM se déroulait bien. À ce jour, 12 cours emploient la nouvelle plateforme dans le cadre d'un projet pilote. L'été prochain, une centaine de cours l'utiliseront. «Les utilisateurs de WebCT sont invités à faire la transition, car en septembre on ne pourra plus compter sur les services de soutien technique pour cette technologie», a rappelé M. Blondin. Tous les cours de l'automne (soit environ un millier) devraient être soutenus par StudiUM. Conscient qu'il s'agit d'un échéancier serré, le Bureau des services pédagogiques a mis sur pied des activités de formation dont certaines en ligne. On répondra aussi aux questions par téléphone. Après 11 ans de WebCT, c'était le temps de passer à la nouvelle technologie.
Dans une brève allocution, la registraire adjointe, Marie-Claude Binette, a annoncé qu'il y avait eu une augmentation du nombre de demandes d'admission de neuf pour cent au premier cycle.
M.-R.S.
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