Importantes modifications aux programmes de nutrition

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Le Département de nutrition de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal procède à d'importantes modifications dans ses différents programmes (baccalauréat, diplôme d'études supérieures spécialisées, microprogramme et maitrise). Mieux arrimés aux besoins du marché du travail, les programmes révisés mettent à profit le centre NUTRIUM, incluant la Clinique universitaire de nutrition, le Centre de référence sur la nutrition humaine Extenso et les Ateliers de cuisine. C'est ce qu'a appris la Commission des études le 11 mai dernier.

 

Selon Marielle Ledoux, porte-parole du Département, tous les programmes d'études sont touchés par cette réforme majeure, qui suit les recommandations formulées par les auteurs de l'évaluation des programmes, rendue publique en novembre 2009, et les orientations stratégiques de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec visant à rehausser la norme initiale de formation. «Il était temps de faire un ménage», dit Mme Ledoux.

Marielle LedouxCompte tenu des recommandations et de l'évolution des besoins de la profession, le Département a jugé bon d'ajouter de nouveaux cours et de restructurer l'offre actuelle pour rehausser la formation en nutrition publique et en recherche et assurer une meilleure analyse critique. De plus, on a favorisé de nouvelles méthodes d'enseignement et une formation pratique plus poussée dans des stages adaptés à la nouvelle réalité professionnelle. Un cheminement honor a aussi été créé.

Aux cycles supérieurs, les changements sont du même ordre et tiennent compte des recommandations des ordres professionnels. «Ces modifications sont nécessaires pour permettre une formation avancée de haut niveau et rencontrant les besoins sociétaux actuels et futurs pour tous les étudiants inscrits aux programmes d'études supérieures du Département de nutrition», peut-on lire dans le document de présentation soumis aux membres de la Commission des études. Ces changements ont été adoptés à la majorité.

Pharmacologie

Par ailleurs, le Département de pharmacologie a proposé la création d'un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en pharmacologie clinique. Selon les responsables, l'utilisation des médicaments au Canada «est sous-optimale et la solution à ce grave problème est en grande partie associée à l'éducation des intervenants dans les soins de la santé». On veut combler cette lacune par un programme sur mesure.

Au Canada, il n'existe aucun microprogramme, aucun DESS ni aucune maitrise avec travail dirigé en pharmacologie clinique, rappelle le document de présentation. Le Collège royal des médecins gère un diplôme en pharmacologie clinique implanté en 1982 et destiné uniquement aux résidents, mais il n'est accessible que dans deux centres, l'Hospital for Sick Children de Toronto et l'Université de Western Ontario à London. De plus, le programme du Collège royal n'accepte pas de candidats avec d'autres diplômes ou une formation différente. Le programme de l'UdeM serait ouvert aux non-médecins.

La pharmacologie clinique s'intéresse à l'utilisation des médicaments et à leur accessibilité, ainsi qu'aux autres moyens d'améliorer la qualité de vie des individus et des populations. Cela comprend la désignation des facteurs physiologiques et pathologiques qui modifient la cinétique et la réponse aux molécules bioactives, endogènes et exogènes, la découverte et l'évaluation de nouvelles indications des agents médicamenteux et, finalement, les recommandations qui permettent d'améliorer leur utilisation individuelle ou collective.

Enfin, l'École Polytechnique a proposé d'instaurer un microprogramme sur l'hydrogéologie environnementale destiné aux ingénieurs actuellement sur le marché du travail. «L'importance de l'eau souterraine et de la géologie dans le phénomène de la propagation de la contamination exige de toute évidence des intervenants ayant de bonnes connaissances en hydrogéologie, ne serait-ce que pour interagir plus efficacement avec les spécialistes du domaine, signale le document de présentation. Or, les ingénieurs des firmes de génie-conseil œuvrant en environnement n'ont pas toujours la formation requise en hydrogéologie.»

À l'unanimité, les membres de la Commission ont adopté ce programme, qui accueillera ses premiers étudiants en septembre prochain si la procédure d'adoption des programmes suit son cours normal.

M.-R.S.

 

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