Les facultés de médecine et de pharmacie s'associent pour créer une maitrise et un doctorat en pharmacogénomique qui seront implantés en septembre prochain.
C'est ce qu'ont décidé les membres de la Commission des études à leur dernière séance, le 23 mars. «L'application des connaissances en pharmacogénomique mènera à une thérapie personnalisée: la pratique de la médecine et de la pharmacie où chaque patient reçoit les traitements médicaux les plus appropriés, le dosage le mieux ajusté et une combinaison de médicaments basée sur son profil génétique», peut-on lire dans le document de présentation.
La pharmacogénomique fait appel à plusieurs disciplines de la santé et regroupe des expertises en génétique, bio-informatique, épidémiologie et biostatistique.
Les nouveaux programmes s'inscrivent dans une formation élargie qui inclut également un microprogramme en pharmacogénomique. C'est pour suivre les progrès de cette science et pour consolider la formation aux cycles supérieurs qu'on met sur pied ces programmes. Les professeurs et chercheurs des facultés concernées, rattachés en outre à divers centres de recherche mais spécialisés en pharmacogénomique, seront chargés de l'enseignement et de l'encadrement.
Les objectifs généraux de la maitrise en pharmacogénomique sont d'initier les étudiants à la recherche et de leur donner une formation de base dans cette discipline afin qu'ils mènent à terme un projet de recherche et qu'ils rédigent un texte sous forme de mémoire.
Quant aux objectifs généraux du doctorat, ils sont de former des chercheurs autonomes qui possèderont une excellente connaissance de la discipline, laquelle englobe divers domaines connexes. Les étudiants seront capables d'énoncer une hypothèse scientifique, de l'expérimenter et de présenter leurs résultats dans un congrès ou dans un article. Les diplômés devraient pouvoir entreprendre une carrière dans un milieu d'enseignement, industriel ou gouvernemental.
Le génie des arts de la scène
Dans la région de Montréal, près de 10 000 personnes gagnent leur vie dans le secteur des arts de la scène (théâtre, variétés, cirque, danse, opéra, cinéma et télévision). S'il existe des formations collégiales pour ceux et celles qui désirent travailler en arrière du décor, aucun programme universitaire ne leur était cependant offert.
L'École Polytechnique comble cette lacune en lançant un certificat en technologie des arts de la scène. «Les gens du milieu vont devoir avoir un regard nouveau face à la résolution de problèmes, car les étudiants en génie vont apporter de nouveaux points de vue. Les préalables en mathématiques font un peu peur, mais le but du programme est de perfectionner nos connaissances», dit Serge Côté, directeur technique au Cirque du Soleil, dans une lettre adressée aux responsables.
Ce certificat va offrir une formation de base destinée aux praticiens qui «n'ont pas toujours les notions d'ingénierie et de mathématiques nécessaires pour valider leurs propositions. Souvent, ils doivent s'en remettre à leur expérience (essais/erreurs), aux méthodes éprouvées ou au “pifomètre”. Dans le meilleur des cas, ils font appel à une expertise extérieure, si le budget le permet», explique le document de présentation.
Trois clientèles sont ciblées: les techniciens issus des programmes collégiaux de technologie en génie, les techniciens des programmes de théâtre et les artisans professionnels autodidactes du milieu.
Nouvelles concentrations et abolitions
À la Faculté de médecine, on a adopté les concentrations suivantes au doctorat en biochimie: Génétique moléculaire, Biologie structurale, Génomique humaine et Biochimie in silico.
Au Département de linguistique et de traduction, on a aboli les concentrations Linguistique appliquée (maitrise en linguistique) et Intelligence artificielle (doctorat en traduction).
L'étude des modifications au programme de baccalauréat en nutrition a été reportée à une date ultérieure.
M.-R.S.
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