Des étudiants redessinent la rampe mobile

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Michèle Bélair, Mylène Parent et Alexandre Desgroseillers, les trois gagnants du concours. (Photo tirée de Forum en clips)Étudiante en design d'intérieur, Mylène Parent a remporté un premier prix de 1500 $ pour son projet visant à repenser la rampe mobile, qui relie la station de métro Université-de-Montréal au pavillon Roger-Gaudry. De ce sombre tunnel, la designer fait un passage très stylisé avec des murs en verre trempé et des luminaires rappelant l'Art déco, qui caractérise l'architecture du pavillon universitaire. «J'ai imaginé des parois lumineuses intégrant le bleu de l'UdeM et utilisé des briques de verre qui rappellent l'histoire de l'établissement», dit-elle.

Michèle Bélair, gagnante du deuxième prix (1000 $), et Alexandre Desgroseillers, lauréat du troisième prix (500$), ont aussi travaillé à l'éclairage. Mme Bélair a en outre redessiné les accès de la rampe pour faciliter la fluidité des passages. «On utilise souvent ce tunnel, comme étudiants, et nous avions à cœur son embellissement. Nous voulions le faire pour les usagers», indique-t-elle.

Mylène Parent a redessiné le tunnel de la rampe mobile avec des parois lumineuses aux couleurs de l'Université de Montréal.C'est à la demande du vice-rectorat exécutif et du vice-rectorat à la planification que les étudiants de Tiiu Poldma, vice-doyenne aux études supérieures et à la recherche à la Faculté de l'aménagement, se sont lancés dans ce projet de réaménagement. «L'idée était de trouver une nouvelle façon de s'approprier l'accès à l'Université de Montréal en arrivant du métro, commente Mme Poldma. Les étudiants ont adoré l'expérience.»

Pour le vice-provost et vice-recteur à la planification, Pierre Simonet, qui a communiqué avec Mme Poldma après que l'idée eut été proposée par Guy Breton, c'est aux apprentis designers qu'il revenait d'imaginer des manières de «redynamiser l'accès à notre université». Bien que les couts des travaux ne soient pas inclus dans le prochain budget, il souligne que ce genre d'exercice ne peut qu'aider les étudiants. «Ils sont placés dans une situation concrète, illustre le tuteur Michael Joannids. Ils ont ici un client et un bâtiment, comme s'ils étaient sur le marché du travail.»

Les 30 participants étaient inscrits à l'atelier de dessin 4, offert en troisième année. Une quinzaine de projets ont été soumis.

L'expérience sollicitée

Si le vice-rectorat à la planification a fait appel à Mme Poldma, c'est que celle-ci possède une expérience en matière de collaboration à l'intérieur de l'Université. Depuis plusieurs années, la professeure agrégée suggère à ses étudiants de repenser des lieux du campus: CEPSUM, corridor du 3200, rue Jean-Brillant, pavillon Lionel-Groulx... Les étudiants sont ainsi confrontés à des problèmes réels.

Même si les projets ne sont pas conçus pour être réalisés (cela poserait problème, notamment avec les professionnels en exercice), ils peuvent servir d'inspiration aux contractuels. Ainsi, il y a quelques années, une étudiante au baccalauréat, Caroline Joly, a effectué un travail dirigé sur l'aire d'accueil de la clinique de l'École d'optométrie, qu'on voulait complètement repenser. L'étudiante a analysé les besoins des usagers, exploré les différentes possibilités et présenté un concept très réaliste. «Le designer en a tenu compte dans sa proposition de réaménagement», signale Mme Poldma.

Il n'est pas interdit de penser que le projet de la rampe mobile connaitra un sort similaire. Même si M. Simonet a été très clair (il n'y a pas d'argent pour le moment), il dit avoir «le regard tourné vers l'avenir».

Mathieu-Robert Sauvé

 

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