Dinu Bumbaru ou monsieur Patrimoine

Imprimer

Dinu Bumbaru dans le jardin de la chapelle historique du Bon-Pasteur, où se trouvent les bureaux d'Héritage Montréal.L'architecte diplômé de l'UdeM ne se lasse pas d'apprendre à regarder. Dinu Bumbaru est entré dans l'univers patrimonial par la porte d'en arrière plutôt que par la grande porte qui conduit aux imposants monuments. Et il en est très heureux.

«J'ai compris le sens du mot “patrimoine” en rencontrant des gens bien vivants, installés dans un environnement», raconte M. Bumbaru en se rappelant le début des années 80, alors qu'il étudiait à l'École d'architecture de l'Université.

L'éminent architecte et artiste Melvin Charney, qui donnait un atelier sur l'architecture urbaine, avait en effet déplacé sa salle de cours dans le Quartier chinois. «Nous avons rapidement été appelés à nous demander comment l'être humain construisait son espace. C'était une notion vivante.»

Cette relation entre l'humain et l'espace s'est transformée chez Dinu Bumbaru en véritable passion. Pour le plus grand bonheur des Montréalais d'ailleurs, car, sans son travail acharné pour préserver les sites menacés de la métropole, la ville n'aurait pas le même visage aujourd'hui. Héritage Montréal, où il assume les fonctions de directeur des politiques, est un véritable chien de garde du patrimoine architectural mais aussi social et culturel.

L'organisme, dont le fonctionnement repose sur une petite armée de bénévoles, suit rigoureusement l'actualité de la scène politique municipale en matière d'environnement et d'urbanisme. 

Ainsi, Héritage Montréal vient de proposer à la Ville le «principe du +25», en vertu duquel les promoteurs ou concepteurs de projets devraient dire comment ils envisagent l'évolution de leur idée un quart de siècle plus tard. Une habile manière d'amener les gens à se projeter dans l'avenir.

L'influence de la contribution de M. Bumbaru fait l'unanimité. L'architecte vient d'être nommé membre de l'Ordre du Canada, distinction qui s'ajoute à d'autres récompenses importantes, dont le prix Thomas-Baillargé, de l'Ordre des architectes du Québec. Et ce n'est pas un hasard. Le diplômé de l'Université de Montréal et professeur associé à la Faculté de l'aménagement a une feuille de route exemplaire.

Le promeneur urbain

Lorsqu'il prend la parole, c'est habituellement pour défendre un édifice, un lieu, un pan de montagne menacés. Mais, fin stratège, il sait forger des alliances pour donner du poids à ses interventions. Il a en effet compris depuis longtemps que le patrimoine, c'est l'affaire du plus grand nombre.

S'il voyage beaucoup, Dinu Bumbaru revient invariablement à Montréal, qu'il aime arpenter, avec un coup de cœur pour la montagne.

«J'habite près de la track à Outremont et, ce que j'aime, c'est d'aller sur la montagne. Mais pas dans l'esprit statistique d'origine et de destination. Dans l'esprit d'un trajet.

«J'aime Montréal, car c'est une ville de promenades, avec des parcours comme le boulevard Saint-Laurent, la rue Peel ou encore la rue Notre-Dame», confie-t-il.

P.d.R.

 

Lire l'article

 

Dossiers

 

En mai, on célèbre le mont Royal!

Le mont Royal est indissociable de l'histoire de l'Université de Montréal, dont le camp...

 

Sortir de sa bulle grâce à l'interdisciplinarité

En militant, il y a plus de 25 ans, pour une pensée complexe qui accueillerait l'enchevê...

 

Zoom sur les enfants

Que se passe-t-il quand l’enfant devient le parent de ses parents? Comment prévenir les...

Le chiffre

19,6 %

À l'automne 2011, les étudiants non canadiens – soit les étudiants résidents permanents et les étudiants internationaux − comptaient pour 19,6 % des étudiants inscrits à l'UdeM.

Lire la suite...