Avec 250 programmes d'études au premier cycle et 350 aux cycles supérieurs, l'Université de Montréal offre un des plus vastes choix de disciplines universitaires au pays. «Nous sommes un trésor caché. Nous devons être mieux connus au sein de la population», lance Michèle Glémaud, directrice du recrutement. Diplômée de l'Université de Sherbrooke et de l'Université York, en Ontario, elle avoue aller de surprise en surprise à mesure qu'elle découvre les forces de l'établissement qui l'a embauchée il y a un peu plus d'un an.
Avec son équipe de huit personnes formées dans différentes disciplines – et qui ont toutes l'UdeM tatouée sur le cœur, précise-t-elle –, elle entend bien maintenir, voire renforcer le positionnement de l'Université dans le secteur très compétitif des études universitaires en Amérique du Nord. «L'an dernier, nous avons connu une hausse de neuf pour cent des demandes d'admission, rappelle-t-elle. C'est une performance remarquable compte tenu de l'actuelle crise financière et de la dénatalité. Et les données que nous recueillons en ce moment laissent présager une bonne année.»
Mme Glémaud a frappé fort avec l'un de ses premiers projets: une campagne de publicité qui s'appuie sur d'authentiques témoignages d'étudiants, conçue en collaboration avec le Bureau des communications et des relations publiques et la firme Téléciné (voir l'article de Forum du 18 janvier 2010). De ce projet a découlé une campagne d'affichage mettant en vedette les lettres «UdeM» sur fond de couleur vive. «Nous devons mieux intégrer notre clientèle cible, qui est habituée aux messages courts et à la dynamique du Web. Après tout, c'est la génération clic!»
Génération clic!
Pour mieux servir cette génération clic, des consultants externes, Adviso et Absolunet, ont été engagés pour repenser le site destiné aux candidats de l'extérieur. Ainsi est né le nouveau . Tout en présentant de l'information sur les programmes, la vie sur le campus, le personnel et les services offerts, on a complètement redessiné la porte d'entrée des candidats. «Les commentaires reçus jusqu'à maintenant sont très positifs, surtout lorsqu'ils viennent de l'extérieur. Les visiteurs disent apprécier l'image rafraichie, rajeunie de l'Université», indique la directrice.
Plutôt que de tomber sur une liste austère de programmes, les visiteurs voient apparaitre de multiples renseignements dans un petit cadre sans même qu'ils aient à cliquer sur l'icône où se pose le curseur. On peut ainsi consulter les programmes de mineure, majeure, baccalauréat, maitrise, doctorat, se diriger vers le site du département concerné et même consulter une étude sur les perspectives d'emploi des différents programmes.
Pour faciliter la navigation, on a regroupé les programmes en fonction des secteurs d'études plutôt que par facultés. Les très nombreux programmes de la Faculté des arts et des sciences, par exemple, sont disséminés selon leur champ: lettres et langues, sciences humaines, sciences sociales, etc. «Nous avons jugé que les usagers s'y retrouveraient mieux de cette façon», signale Mme Glémaud en ajoutant que des représentants des facultés et de divers services (Registrariat, communications) ont participé à toutes les étapes de la réalisation du site.
Abondamment illustré et richement coloré, le site renvoie aussi aux capsules de Forum en clips qui ont un lien avec les études, la recherche ou la vie étudiante.
En tout cas, le nouveau site et l'image actualisée de l'Université de Montréal démontrent à son avis qu'on est prêt à innover en matière de communication, sans copier ce qui se fait ailleurs. «Notre travail consiste à prendre ce qui se fait de bon à l'intérieur de nos murs et à le projeter à l'extérieur. Je crois que nous avons tout intérêt à mettre en valeur notre propre identité», mentionne cette diplômée en administration des affaires qui a étudié en littérature comparée à l'UdeM avant d'entrer au ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport et au regroupement des commissions scolaires de l'île de Montréal. Elle s'est jointe au Groupe de travail sur la persévérance et la réussite scolaires, présidé par Jacques Ménard, dont les réunions se poursuivent encore aujourd'hui sur une base mensuelle. «En tentant de lutter contre le décrochage scolaire, je crois que nous aidons la cause des universités», affirme-t-elle.
Salons d'ici et d'ailleurs
D'autres projets sont en cours afin d'orienter les meilleurs candidats aux études universitaires vers le flanc ouest du mont Royal. «Nous sommes actifs dans une quarantaine de salons, au Québec et dans le monde», résume la directrice du recrutement.
C'est dans ces activités publiques qu'un grand nombre de futurs étudiants récoltent de l'information sur les carrières qui les attirent. C'est donc important d'y être présents, physiquement, pour répondre aux questions des jeunes. Et, comme on compte plus de 8000 étudiants étrangers sur le campus, l'UdeM doit se faire connaitre en dehors du Québec.
En plus des salons de l'étudiant en France et ailleurs en Europe, le personnel du Service de l'admission et du recrutement est déployé en Afrique francophone, en Amérique latine et en Chine. «L'an dernier, on comptait une douzaine de candidats de la Chine. Cette année, nous en avons au moins 40. Ce marché est appelé à se développer considérablement.»
Cela dit, la grande majorité de ceux et celles qui étudient à l'Université de Montréal sont d'ici. Et, s'ils prennent le métro ou circulent au centre-ville ces temps-ci, ils ont certainement remarqué les lettres «UdeM» qui les invitent à faire une demande d'admission...
Mathieu-Robert Sauvé
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