Plus de 200 paniers de nourriture seront distribués aux étudiants pour Noël

Imprimer

Jean-Philippe Fortin s’apprête à distribuer avec ses bénévoles plus de 200 paniers de provisions.«La crise n'a pas fait croitre la demande, mais elle frappe tout de même les étudiants. La vie en ville coute cher; les loyers et la facture d'épicerie sont de plus en plus élevés... et les revenus n'augmentent pas au même rythme», affirme Jean-Philippe Fortin, responsable de l'Action humanitaire et communautaire (AHC).

Lancée il y a 15 ans par le Service de pastorale (devenu depuis l'AHC) pour donner un répit aux étudiants dans le besoin, la Campagne des paniers de Noël permet de distribuer de 200 à 250 boites de victuailles. Chacune de ces boites contient des denrées essentielles (farine, sucre, pâtes alimentaires, etc.) et un bon d'achat de certains marchés d'alimentation. De plus, dans les paniers destinés aux familles, on glisse quelques cadeaux emballés à déposer sous le sapin. Les livres sont privilégiés.

Jean-Philippe Fortin se souvient encore d'un homme qui est venu le saluer plusieurs années après avoir reçu un de ces paniers. «Il m'a dit que ce geste l'avait incité à poursuivre ses études à un moment où il pensait tout abandonner. Depuis, il avait obtenu son diplôme et gagnait bien sa vie.»

Ce n'est pas pour recevoir des marques de gratitude des bénéficiaires que le responsable – et quelque 150 bénévoles qui prendront part à la campagne 2009 – se consacre à cette guignolée maison, mais il sent, année après année, que la distribution fait des heureux. «Environ 6 demandes sur 10 proviennent d'étudiants chefs de famille. On comprend que, pour eux, Noël est une période assez difficile.»

Andrée Abel'Onda Lependa, étudiante au baccalauréat bidisciplinaire en communication et politique, s'occupe de la coordination du travail des bénévoles. «On constate la satisfaction des étudiants lorsqu'on les accueille au moment où ils viennent chercher leur panier ou quand on le leur livre à la maison, explique-t-elle. Les familles en particulier sont soulagées de pouvoir compter sur un peu d'aide.»

Oui à tout don

Pour Martin Rioux, qui gère la bonne marche des opérations, le défi est de taille cette année. Les employés de l'UdeM seront peu disponibles durant la semaine du 21 décembre; tout doit donc être terminé la semaine précédente. Malgré tout, on s'attend à une bonne campagne. «Le tri des denrées et la confection des paniers se font dans une atmosphère conviviale, indique-t-il. On écoute de la musique, on s'amuse; les gens viennent avec leurs enfants. Et, au printemps, on organise une fête pour remercier les bénévoles.»

Il rappelle que les étudiants ont besoin de tout (y compris des objets de la vie courante comme des savons et shampoings) mais aussi de petites gâteries. «C'est souvent la première chose qu'on élimine quand on n'a pas beaucoup d'argent», commente-t-il.

Chaque année, la communauté donne environ 25 000 $ en argent et des dons totalisant 15 000 $, montant auquel il faut ajouter quelques milliers de dollars en bons d'achat. L'an dernier, les dons globaux ont atteint 52 207,54 $, incluant les commandites. On a distribué 241 paniers de Noël.

Jusqu'à maintenant, la campagne a toujours su répondre à la demande interne – on a préparé près de 300 paniers en 2004 –, mais au besoin l'organisme Jeunesse au soleil prendra le relai.

Les services ou unités qui participent de près à la campagne sont les Services aux étudiants, le vice-rectorat à la vie étudiante, les Activités culturelles, la FAECUM, l'AGEEFEP, Chez Valère, Ciné-campus et la Direction des immeubles.

M.-R.S.

 

Voir le clip

Sur le Web

 

Dossiers

 

En mai, on célèbre le mont Royal!

Le mont Royal est indissociable de l'histoire de l'Université de Montréal, dont le camp...

 

Sortir de sa bulle grâce à l'interdisciplinarité

En militant, il y a plus de 25 ans, pour une pensée complexe qui accueillerait l'enchevê...

 

Zoom sur les enfants

Que se passe-t-il quand l’enfant devient le parent de ses parents? Comment prévenir les...

Le chiffre

19,6 %

À l'automne 2011, les étudiants non canadiens – soit les étudiants résidents permanents et les étudiants internationaux − comptaient pour 19,6 % des étudiants inscrits à l'UdeM.

Lire la suite...