Plus de 1,6 M$ investi dans l'amélioration de la vie étudiante

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Sans le Fonds d’amélioration de la vie étudiante, le populaire café-bar La brunante, du 3200, rue Jean-Brillant, risquait de fermer ses portes.Depuis sa création à l'automne 2008, le Fonds d'amélioration de la vie étudiante (FAVE) a amassé plus de 3 M$ afin de soutenir divers projets visant à améliorer la vie étudiante à l'Université de Montréal. Presque la moitié de la somme, soit 1,5 M$, a été capitalisée alors que l'autre partie, 1,6 M$, a servi à créer des bourses de soutien financier et à entretenir des installations tels des cafés étudiants et des aires communautaires.

La particularité du FAVE est d'être constitué exclusivement de dons provenant des étudiants. Une contribution volontaire de 25 $ par trimestre, dont le paiement peut être suspendu en ligne, est ajoutée à la facture de tout étudiant inscrit à un programme. Présentement, autour de 50 % des étudiants acceptent de contribuer à ce fonds, qui a recueilli, pour l'année 2009-2010, près de 1,2 M$. Si tous les étudiants y participaient, les avoirs du FAVE pourraient donc doubler et favoriser le financement d'un plus grand nombre de projets.

Des cafés, du compost et des bourses

Le Fonds est géré par un comité paritaire formé de quatre représentants étudiants et de quatre représentants de l'Université dont la vice-rectrice aux affaires étudiantes et au développement durable, Louise Béliveau.

«Le FAVE sert à financer des projets qui ne pourraient être réalisés autrement, puisque l'Université n'obtient pas de subvention pour entretenir des lieux comme des cafés étudiants ou des aires communautaires qui ne sont pas consacrées à l'enseignement ou à la recherche, dit la vice-rectrice. Et nous voulons que les étudiants apprécient leur séjour à l'Université de Montréal et tirent le maximum de la formation qu'ils y reçoivent.»

Du côté des associations étudiantes, on recommande aux étudiants de soutenir financièrement le FAVE. «Les projets réalisés sont les meilleures démonstrations de l'influence réelle de ce fonds sur l'amélioration de la vie étudiante», affirme Mathieu Lepitre, coordonnateur aux affaires universitaires à la FAECUM.

Le représentant étudiant a notamment en tête les travaux de restauration majeurs effectués au café Acquis de droit, au café Kinésiologie, au café La retenue ainsi qu'à la halte-garderie Le baluchon.

En fait, ce sont 8 des 20 cafés étudiants qui à ce jour ont bénéficié d'une rénovation ou d'un renouvèlement de matériel grâce à un investissement de 500 000 $. Au pavillon Marie-Victorin, les travaux exécutés au café des étudiants des sciences de l'éducation ont permis de rendre la cour intérieure accessible et d'y aménager une terrasse.

C'est aussi au FAVE qu'on doit la mise sur pied, au cout de 35 000 $, du service de compostage maintenant offert dans six cafés étudiants et pris en charge par UniVertCité.

Mathieu Lepitre se réjouit également des nombreuses bourses que le Fonds permet d'accorder à des étudiants qui éprouvent des problèmes financiers. «Chaque trimestre, ce sont 25 000 $ qui sont distribués en bourses de 1500 $», souligne-t-il. Depuis la création du Fonds, 125 000 $ ont ainsi été offerts en soutien financier. Ces bourses sont gérées par les Services aux étudiants.

Bourses pour étudiants à temps partiel

Le son de cloche est le même du côté de l'Association générale des étudiants et étudiantes de la Faculté de l'éducation permanente (AGEEFEP). «Nous encourageons les étudiants à contribuer au FAVE parce que cet argent leur est rendu et notamment à ceux qui sont les plus défavorisés», déclare Denis Sylvain, secrétaire général de l'AGEEFEP.

Sans le FAVE, le café-bar La brunante, situé au 3200, rue Jean-Brillant et qui est exploité par l'AGEEFEP depuis une vingtaine d'années, risquait de fermer, ajoute-t-il.

Son collègue Claude Garon, responsable des communications et de la recherche, indique que ce fonds a permis de créer le seul programme de bourses qui, à sa connaissance, s'adresse à des étudiants à temps partiel. «Comme les étudiants que nous représentons étudient à temps partiel et paient eux aussi une contribution au FAVE, nous avons demandé qu'une partie des sommes recueillies leur soit réservée», fait-il observer.

Outre les bourses et la rénovation de cafés, le Fonds peut aussi couvrir les frais de déplacement ou d'inscription à des congrès à l'extérieur de Montréal ou à des conférences internationales.

Parmi les projets qui recevront prochainement l'aide du FAVE, mentionnons la revitalisation de la cafétéria du pavillon Marie-Victorin, du café Satellite au 3200, rue Jean-Brillant et d'une aire communautaire au rez-de-chaussée du pavillon Roger-Gaudry. L'Université augmentera par ailleurs le nombre de supports à vélos et remplacera les supports existants.

Daniel Baril

 

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