Soucieuse de faire les choses dans les règles de l'art, l'Université a confié à un groupe d'experts le soin de gérer la revitalisation du terrain de l'ancienne gare de triage d'Outremont.
Mais chaque chose en son temps. D'abord et avant tout, il s'agit de rendre ce terrain viable et aussi, souligne l'architecte et urbaniste Clément Demers, de lui redonner une valeur concrète dans l'optique d'un nouvel usage.
«C'est une période emballante, car il faut être créatif et garder les avenues ouvertes en vue d'un développement ultérieur», indique-t-il. M. Demers, qui est directeur général du Quartier international de Montréal et professeur à l'École d'architecture de la Faculté de l'aménagement de l'UdeM, préside la Société de développement immobilier de l'Université de Montréal (SODIUM).
La SODIUM est une sorte d'«équipe du tonnerre» formée de Pierre-Paul Côté, professeur honoraire de la Faculté de droit et président du comité sur l'immobilier du Conseil de l'Université, Florence Junca-Adenot, universitaire et administratrice réputée, Normand Morin, vice-président directeur de SNC-Lavalin, et Michel Yergeau, avocat en droit de l'environnement au sein du cabinet Lavery. La SODIUM est un organisme sans but lucratif et les membres du conseil y travaillent à titre bénévole.
Clément Demers possède une vaste expérience de la gestion de projet. En 2008, il ajoutait le prestigieux prix Brownie à une liste déjà bien remplie pour sa direction imaginative du projet de réhabilitation d'Anjou-sur-le-Lac.
Recherche appliquée
Pour Michel Yergeau, le site d'Outremont ne présente pas de difficultés insurmontables. «Nous sommes devant un problème de gestion des sols contaminés assez standard. Jusqu'à maintenant, il n'y a pas de grande surprise.»
Me Yergeau a été pendant plusieurs années vice-président du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement. Il a fait partie de la première équipe qui a ni plus ni moins posé les jalons de la démocratie participative au Québec en instaurant un modèle original de consultation des citoyens pour de grands projets.
Jusqu'à ce jour, le gros du travail de la SODIUM a consisté à désigner les sols qui devaient être absolument enlevés et ceux qui, même s'ils affichent un certain niveau de contamination, peuvent rester en place à l'occasion d'un changement de topographie du site.
Dans les prochains mois, la SODIUM et son directeur général, Robert Couvrette, qui est à la tête de la Direction des immeubles de l'Université, espèrent recevoir toutes les approbations nécessaires du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, et les appels d'offres pourront être lancés pour que les travaux puissent débuter en aout. Encore là, la SODIUM verra au bon déroulement des opérations, qui devraient s'étendre sur deux ans.
Paule des Rivières
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