Avec une récolte de 4 des 11 Prix du Québec (Gilles Bibeau, prix Léon-Gérin; Monique C. Cormier, prix Georges-Émile-Lapalme; Otto Kuchel, prix Wilder-Penfield; et Luc Vinet, prix Armand-Frappier) et de cinq des huit prix Acfas (Alain Caillé, prix Adrien-Pouliot; Isabelle Peretz, prix Jacques-Rousseau; Suzanne Rivard, prix Marcel-Vincent; Jean-Guy Vaillancourt, prix Michel-Jurdant; et Yoshua Bengio, prix Urgel-Archambault), l'Université de Montréal et ses écoles affiliées ont connu une année 2009 exceptionnelle sur le plan des honneurs. «C'est la meilleure année de leur histoire, mentionne Serge Montplaisir, président depuis 15 ans du Comité des prix et distinctions. Mais on en veut toujours plus.»
À cette liste (très incomplète) de récompenses, il faut ajouter les nominations à la Société royale du Canada, à l'Académie canadienne des sciences de la santé et à l'Ordre national du Québec, les prix d'excellence en enseignement, etc. Les performances des étudiants sont également soulignées dans chaque rapport annuel du Comité. «C'est très important de gagner des prix, indique M. Montplaisir, qui est professeur au Département de microbiologie et immunologie. Cela stimule la fierté des lauréats et le sentiment d'appartenance dans la communauté universitaire.»
Un solide dossier de présentation peut prendre jusqu'à six mois de travail. «Pas à temps complet bien sûr, rectifie le professeur Montplaisir. Mais, en raison des délais entre les étapes, il vaut mieux s'y prendre à l'avance.»
Les lettres d'appui revêtent une importance particulière, signale Céline Pilon, secrétaire bénévole de ce comité dont elle est membre depuis les années 90. Une bonne lettre doit insister sur le fait que le signataire connait personnellement le candidat et le côtoie depuis longtemps. «Elle doit contenir davantage qu'une formule de politesse», précise le président.
Des antennes sur le campus
Si toute personne demeure libre de proposer ou non sa candidature pour un prix ou un honneur, le Comité des prix et distinctions possède ses antennes ici et là et il lui arrive régulièrement de solliciter des candidats. «Nous cherchons à être de bons dépisteurs», dit M. Montplaisir.
Deux sous-comités (Santé et médecine et Arts et sciences) voient à repérer les hommes et les femmes les plus susceptibles d'attirer l'attention des jurys. La douzaine de «dépisteurs» se réunissent de deux à quatre fois l'an et proposent des noms au comité plénier, formé de M. Montplaisir et d'une dizaine de collaborateurs.
Il est d'autant plus nécessaire de valoriser les bons coups des membres de la communauté universitaire que l'heure semble parfois à la morosité dans les universités, qui se plaignent d'un sous-financement chronique. Il est presque impossible d'être au fait de tous les concours qui mènent à des prix et distinctions. Le Comité en a sélectionné plus de 280. Parmi eux, le plus prestigieux de tous, qui ne semble pas hors d'atteinte pour le président. «Je ne serais pas surpris qu'un professeur d'ici obtienne un prix Nobel dans la décennie», lance le professeur Montplaisir.
Le Comité des prix et distinctions, qui relève du vice-rectorat à la recherche, organise le 9 février prochain à 17 h une réception en l'honneur des lauréats des prix Acfas, des Prix du Québec et d'autres récompenses majeures. Y seront aussi présents les étudiants honorés durant l'année 2009.
M.-R.S.
