À l'occasion de son 68e Gala, l'Acfas a récompensé trois professeurs et deux étudiantes de l'UdeM, soulignant ainsi leurs contributions exceptionnelles à la recherche scientifique.
André Gérald Roy est le lauréat du Prix Michel-Jurdant pour les Sciences de l'environnement. Professeur au Département de géographie et, depuis 2011, doyen de la Faculté de l'environnement de l'Université de Waterloo, il a donné au Québec ses lettres de noblesse en matière de géomorphologie fluviale, un domaine pratiquement inexistant il y a 30 ans. En s'appuyant tant sur la physique que sur les statistiques et les mathématiques, il a renouvelé les méthodes de recherche en géographie et contribué aux débats interdisciplinaires. On lui doit aussi la mise sur pied d'un réseau unique de sites d'expérimentation en nature qui a permis d'augmenter considérablement les possibilités de généralisation des résultats de recherche, ce qui confère au Canada un avantage stratégique important.
Jean Grondin, professeur au Département de philosophie, remporte le prix André-Laurendeau 2012, destiné aux chercheurs en sciences humaines. Au pays des Leibniz, Kant, Hegel, Nietzsche, Weber, Husserl et Gadamer, le professeur Grondin est depuis longtemps reconnu comme une sommité pour s'être illustré par ses livres fondamentaux sur Kant et Heidegger. Le philosophe a développé une conception originale de l'herméneutique en l'appliquant à la question du sens de l'existence, notamment dans son essai Du sens de la vie. Il fut aussi l'un des premiers à faire connaitre l'œuvre de Gadamer, dont il fut l'élève, l'interprète le plus autorisé, le traducteur et le biographe. Outre la philosophie allemande et l'herméneutique, il a fait sa marque dans les domaines de la métaphysique et de la philosophie de la religion.
Julien Doyon, professeur au Département de psychologie, s'est vu accorder le prix Léo-Pariseau 2012, qui récompense des travaux en sciences biologiques et sciences de la santé. À titre de fondateur du Groupe de recherche en réadaptation physique, M. Doyon a mis sur pied un programme visant à étudier l'effet thérapeutique de l'imagerie mentale et son mécanisme d'action. Il est reconnu, sur la scène internationale, pour ses travaux sur les déterminants comportementaux et la plasticité cérébrale en jeu dans les processus mnésiques relativement à l'apprentissage de nouvelles habiletés motrices. Julien Doyon a de plus contribué au développement de la neuro-imagerie au Québec en tant que premier directeur du Regroupement provincial de recherche en imagerie cérébrale, directeur scientifique pour l'implantation de l'Unité de neuro-imagerie fonctionnelle de l'Université de Montréal et directeur du Réseau de bio-imagerie du Québec du Fonds de recherche du Québec – Santé.
Élise Smith, doctorante en sciences humaines appliquées, concentration Bioéthique, est la lauréate du prix Desjardins 2012, remis à un étudiant pour sa cherche doctorale en cours. Le projet de recherche de Mme Smith, spécialiste en éthique de la publication, porte sur la responsabilité des auteurs dans les collaborations multidisciplinaires et la reconnaissance de leur contribution dans les publications universitaires.
De plus, Emmanuelle Bernheim, diplômée de l'UdeM, est la lauréate du Prix de l'Association des doyens d'études supérieures au Québec pour la meilleure thèse dans le secteur des sciences humaines et sociales, arts et lettres. Ce prix est accordé en collaboration avec le Fonds de recherche du Québec – Société et culture. La thèse de Mme Bernheim s'intitule Les décisions d'hospitalisation de soins psychiatriques sans le consentement des patients dans des contextes cliniques et judiciaires : une étude du pluralisme normative appliqué.
Sur le Web
