Les premiers boursiers Banting arrivent à l'UdeM

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Les noms des 70 premiers lauréats des bourses postdoctorales Banting ont été dévoilés la semaine dernière. Quatre d'entre eux intègreront les rangs de l'Université de Montréal: Marc-Antoine Dilhac (Centre de recherche en éthique de l'UdeM), Delia Dumitrescu (Département de science politique), Thien Thanh Dang-Vu (Centre d'étude du sommeil de l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal) et Youssef Idaghdour (CHU Sainte-Justine).

D'une valeur de 70 000 $ par an pendant deux ans, les bourses Banting ont été créées par le gouvernement fédéral en 2010 afin d'appuyer les chercheurs de haut niveau.

Marc-Antoine Dilhac effectuera son stage postdoctoral auprès du professeur Daniel Weinstock. Il compte étudier les mécanismes conduisant les individus à adopter les vertus, les attitudes et les comportements qui conviennent à la citoyenneté démocratique.

Il se penchera plus particulièrement sur le principe de tolérance et s'interrogera sur la force motivationnelle de l'apprentissage de principes abstraits comme le respect des convictions d'autrui. L'interprétation concrète que les citoyens font de ces principes généraux rend incertaine l'adoption d'attitudes appropriées dans le contexte actuel de diversité morale, religieuse et culturelle, observe-t-il.

«Je m'intéresse depuis longtemps à l'hypothèse du philosophe John Rawls voulant qu'il suffit que les institutions soient justes pour que les individus le deviennent. C'est un peu compliqué, car la loi peut être juste, sans que les individus le soient, c'est-à-dire que certains sont racistes, intolérants, sexistes. L'idée de Rawls n'a jamais été validée... ce que j'aimerais bien faire!» mentionne celui qui a obtenu son doctorat en philosophie en 2009 à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où il a occupé une charge d'assistant de 2003 à 2008.

Pour y arriver, il compte mener une enquête sociologique dans des écoles primaires et secondaires «pour comprendre le lien possible entre la formation intellectuelle offerte aux élèves sur la tolérance et leur capacité à transformer ce savoir en une pratique».

«Ultimement, j'aimerais délimiter une façon claire d'enseigner la tolérance à l'école», confie le chercheur, qui n'exclut pas d'élargir son enquête au milieu hospitalier.

Marie Lambert-Chan

 

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