Trois membres de la communauté universitaire ont reçu la plus haute distinction décernée par l'État québécois. Les professeurs Monique C. Cormier et Christophe Guy et le Dr Pierre Daloze ont été admis à l'un des trois grades de l'Ordre national du Québec. Ils recevront leur insigne des mains du premier ministre à l'occasion d'une cérémonie qui se déroulera à l'hôtel du Parlement, le 15 juin prochain.
Christophe Guy, professeur-chercheur et expert dans le domaine de l'environnement, a reçu le grade d'officier. Depuis 2007, ce fervent défenseur des transferts technologiques dirige avec compétence et succès l'École Polytechnique de Montréal. Actif au sein des grandes grappes industrielles montréalaises, M. Guy a su développer et entretenir, au cours des dernières années, des liens fructueux avec l'industrie. En tant que directeur de la recherche et de l'innovation (2001-2007) à l'École Polytechnique, il a doté cet établissement universitaire d'une infrastructure de classe internationale et lui a permis de se positionner comme chef de file en matière de recherche et d'innovation dans le domaine du génie au Canada.
Monique C. Cormier, professeure au Département de linguistique et de traduction à l'Université de Montréal, a formé bon nombre des langagiers qui ont francisé les milieux de travail du Québec. Son enseignement, ses recherches en métalexicographie et son engagement lui ont valu de nombreuses reconnaissances nationales et internationales. De 2003 à 2006, Mme Cormier a présidé l'Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec, qui regroupe 2 000 professionnels. En mai dernier, elle a été la première femme à recevoir le Prix d'excellence académique de l'Association canadienne des professeures et professeurs d'université. Mme Cormier a reçu le grade de chevalière.

Pierre Daloze a reçu également le grade de chevalier. Fondateur et directeur de l'unité de transplantation de l'hôpital Notre-Dame du CHUM, il a largement contribué au développement de la greffe d'organes par sa recherche clinique, son enseignement et sa pratique. Chirurgien doué, il a su transcender la maîtrise de son art par un humanisme éprouvé. En 1969, il est le premier au pays à pratiquer une greffe du rein, et ce, en milieu hospitalier francophone. En 1970, il est aussi le premier Canadien à procéder à une greffe du foie, à Montréal. En 1984, il réussit la première greffe conjointe rein-pancréas au pays. Dans les années 1990, la Société québécoise de transplantation ainsi que la Maison des greffés voient le jour, grâce à lui.
Institué en juin 1984 par le Parlement du Québec, l'Ordre national est décerné annuellement à des femmes et des hommes d'exception qui se sont illustrés dans l'une ou l'autre des sphères d'activité de la société québécoise.
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