L'Université remet ses prix d'excellence en enseignement

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L'Université a remis, le 20 mai, ses prix annuels d'enseignement, visant à souligner la créativité et l'engagement de ses enseignants. Elle veut, par ce geste, rappeler toute l'importance qu'elle accorde à la mission d'enseigner, tâche renouvelée au fil des ans, mais qui s'appuie toujours sur l'établissement d'une relation privilégiée entre le professeur et ses étudiants. L'Université a aussi accordé des prix pour l'innovation pédagogique et la production didactique. À la remise des prix, Pierre Simonet, vice-provost et vice-recteur à la planification, s'est réjoui de ce que la liste des lauréats révélait la variété de l'excellence à l'UdeM, et en conséquence le dynamisme, la passion et le plaisir de s'investir des professeurs et chargés de cours.


 

«Travailler avec lui n'est pas un fardeau,
mais un cadeau!»

David H. McFarland«M. McFarland est un très bon pédagogue qui se démarque par ses nombreuses connaissances, par son sens de l'humour et par son écoute des besoins et des intérêts des étudiants. C'est aussi un professeur disponible qui encourage beaucoup ses étudiants à réussir leurs études et surtout à approfondir leurs connaissances.»

Ce témoignage louangeur est celui de deux étudiantes de l'École d'orthophonie et d'audiologie, Isabelle Delorme et Joannie Barbeau, qui ont suivi le cours Anatomie et physiologie de la parole. À leur avis, David H. McFarland, lauréat du prix d'excellence en enseignement dans la catégorie des professeurs titulaires, a le mérite de savoir capter l'attention d'un auditoire et de susciter un réel intérêt pour la matière.

Une diplômée de l'École, Rose-Hélène Sigouin, qui a travaillé comme auxiliaire de recherche au Laboratoire de physiologie de la parole du professeur McFarland, tient des propos similaires: «Travailler auprès de M. McFarland n'était pas un fardeau, mais plutôt l'occasion de s'instruire, de découvrir et de se perfectionner. Ce travail m'a permis d'entrer dans le monde fascinant de la recherche et m'a montré l'importance du milieu scientifique pour l'avancement de la pratique.»

De tels témoignages se succèdent dans le dossier de candidature de M. McFarland, préparé par la directrice de l'École, Louise Getty. Pour elle, le professeur McFarland n'est rien de moins qu'«une sommité que l'on consulte, partout dans le monde, pour les problèmes de dysphagie et de déglutition». Mme Getty poursuit: «M. McFarland contribue activement à la formation de nos étudiants. Grâce à lui, ceux-ci acquièrent notamment des connaissances à la fine pointe des problèmes neurologiques qu'ils rencontreront dans leur pratique. L'École est très privilégiée d'avoir dans son équipe une personne de cette envergure, car ces savoirs prennent de plus en plus d'importance dans la pratique des nouveaux diplômés.»

Formé à l'Université Purdue à West Lafayette, en Indiana, avant de faire un postdoctorat en neurophysiologie à l'Université de Montréal, le professeur McFarland est un chercheur prolifique qui a à son actif plusieurs articles publiés dans des revues scientifiques prestigieuses. Il est aussi l'auteur d'un atlas commenté d'anatomie en orthophonie: Parole, voix et déglutition, un ouvrage traduit en plusieurs langues. Le professeur McFarland a également élaboré six cours pour le baccalauréat et trois pour la maitrise.

Mais ce sont ses qualités de pédagogue qui sont surtout appréciées. Que ce soit au premier cycle ou aux cycles supérieurs, devant de grands groupes de débutants ou auprès de groupes plus restreints d'initiés, il connait la même réussite. Bon vulgarisateur, il sait rendre sa matière accessible. Les étudiants lui ont été reconnaissants de ce souci et de son dévouement en lui décernant en 2004, 2007 et 2009 un prix d'excellence en enseignement.


 

«On devrait le cloner»

Bernard AngersPour Bernard Angers, lauréat du prix d'excellence en enseignement dans la catégorie des professeurs agrégés, l'enseignement ne se limite pas au seul transfert des connaissances. «L'important, dit-il, est de savoir adapter sa façon d'enseigner et d'être à l'écoute des étudiants. Renforcer leur motivation, rendre stimulante et accessible la matière et les responsabiliser quant à leur apprentissage comptent parmi les éléments que je considère comme prioritaires.»

De son propre aveu, cette dimension humaine, qui requiert beaucoup de temps, donne même tout son sens à sa carrière de professeur, qu'il poursuit depuis 2001 au Département de sciences biologiques. Tous ceux qui se sont penchés sur l'évaluation du travail de Bernard Angers sont unanimes à souligner ses qualités de pédagogue, sa rigueur, son attention à l'endroit des étudiants ainsi que son sens de l'humour, fort apprécié de son entourage.

«Bernard Angers est un des meilleurs professeurs du Département, estime la directrice, Bernadette Pinel-Alloul. Sa philosophie d'enseignement repose sur une compétence pédagogique hors pair et une évolution constante de sa façon d'enseigner en fonction des interactions avec les étudiants.» Le professeur Angers est aussi un excellent vulgarisateur, selon Mme Pinel-Alloul. «Je peux en témoigner directement pour avoir assisté à l'un de ses derniers séminaires sur l'épigénétique, une prestation claire et synthétique qui a suscité un vif intérêt tant chez les étudiants que chez les professeurs.»

Son approche qui humanise l'enseignement en situant l'étudiant au centre de l'action ainsi que son sens de la vulgarisation sont des qualités prisées par les étudiants qui, à chacune des questions de l'évaluation de son enseignement, lui donnent des notes proches de la cote maximale de quatre. Le prix d'excellence qu'il reçoit cette année reconnait aussi la contribution particulière de ce chercheur très actif dans la vie facultaire: tâche d'enseignement très lourde (cinq cours au premier cycle), élaboration de cours, participation à un nombre impressionnant de jurys de thèses, de congrès scientifiques, de comités d'évaluation et de comités-conseils pour des instances de gestion universitaire ou des organismes subventionnaires.

Bref, M. Angers accomplit son travail avec dynamisme et une quasi-perfection. Et les étudiants lui sont très reconnaissants de son dévouement à leur formation. En témoignent ces commentaires élogieux: «Il faudrait vous cloner pour que vous puissiez enseigner d'autres matières.» «Si tous les professeurs étaient comme vous, ça serait idéal!»


 

«Tout semble simple avec lui»

Dominic Rochefort«J'adore ce prof. Ses analogies sont géniales. Il fait des liens intelligents et explique bien.» «Très bon enseignant. Tout semble simple avec lui. C'est évident qu'il est mégacalé dans sa matière!» «Professeur très enthousiaste. Cela rend la matière intéressante.» «Top 5 des meilleurs professeurs que j'ai eus.»

Voilà quelques commentaires d'étudiants inscrits au cours Chimie bioanalytique (CHM 2971). Ce cours de premier cycle est donné par le professeur Dominic Rochefort, qui l'a refondu et qui a modifié en profondeur les expériences de laboratoire. «Le cours est ainsi devenu pertinent et intéressant avec des expériences, par exemple, en spectrométrie de masse, sur les électrodes sélectives et les biocapteurs», souligne Robert E. Prud'homme.

Pour le directeur du Département de chimie, le défi que pose un tel cours «de service» est de taille. «Les étudiants ne voient pas spontanément la nécessité de la chimie analytique dans une carrière de biochimiste, dit-il, mais le professeur Rochefort obtient toujours d'excellentes évaluations de la part de ses étudiants. Il sait leur communiquer sa passion. Je ne suis donc pas surpris qu'à la question “Comment situez-vous ce professeur par rapport à la moyenne de tous les professeurs qui vous ont enseigné à l'UdeM?” les étudiants lui donnent des notes de 3,7 et 3,8. Cela le place bien au-dessus de la moyenne départementale.»

Cette compétence a valu à Dominic Rochefort le prix d'excellence en enseignement dans la catégorie des professeurs adjoints. Ce n'est pas le premier honneur qui lui échoit. En 2009, la Faculté des arts et des sciences lui avait elle aussi décerné un prix d'excellence en enseignement.

«L'approche pédagogique de M. Rochefort est caractérisée par une grande rigueur et, surtout, un grand désir d'“accrocher” les étudiants. Il fait aussi en sorte que cette attention ne se relâche pas en les questionnant fréquemment sur le sujet discuté. Je soupçonne aussi que le pince-sans-rire qu'il est aime utiliser l'humour pour raviver l'intérêt des étudiants. J'ai pu m'en rendre compte de visu à une présentation qu'il a faite l'année dernière aux collègues du Département», fait valoir M. Prud'homme.

Quatrième génération d'une famille d'enseignants, le professeur Rochefort a eu la piqure pour l'enseignement alors qu'il avait la charge d'un cours pendant ses études doctorales à l'Université, de 1997 à 2002. Engagé par le Département de chimie en 2004 après avoir fait un postdoctorat en électrochimie à l'Université Cornell, Dominic Rochefort enseigne depuis aux trois cycles en chimie analytique et en chimie physique.

On doit également au professeur Rochefort la création en 2005 du Camp d'été en chimie, destiné aux cégépiens. Ce camp, d'une durée d'une semaine, permet aux jeunes de partout au Québec de rencontrer des professeurs du Département grâce à des présentations, de visiter des installations et d'effectuer des travaux de laboratoire. Chaque année, cette activité connait un franc succès et est devenue un outil important de recrutement pour le Département de chimie.


 

Un modèle d'excellence

Jacques Saindon«M. Saindon est le modèle accompli du chargé de cours que recherche la Faculté de l'éducation permanente: un praticien actif et engagé dans sa profession qui réfléchit à sa pratique et transmet son expertise, constamment en évolution, à nos étudiants avec une préoccupation réelle pour leur formation.»

C'est en ces termes élogieux que le doyen de la Faculté de l'éducation permanente (FEP), Jean-Marc Boudrias, reconnait le mérite de Jacques Saindon, qui remporte cette année le prix d'excellence en enseignement dans la catégorie des chargés de cours.

Ingénieur de formation, titulaire d'une maitrise en sécurité et hygiène industrielle et consultant en ergonomie, M. Saindon donne depuis 1989 le cours Hygiène du travail (SST 2000), un cours obligatoire du Certificat en santé et sécurité du travail de la FEP. Dès son entrée à l'Université, il s'est attelé à faciliter l'apprentissage chez ses étudiants en élaborant des contenus de cours pertinents et bien structurés, appuyés par des outils didactiques modernes et stimulants. Il a ainsi pris l'initiative de produire divers documents, dont un recueil de notes et des diapositives électroniques que les étudiants peuvent consulter sur le site WebCT du cours.

Cette initiative a permis de jeter les bases du livre Introduction à l'hygiène du travail, qu'il a rédigé avec la collaboration de ses collègues Robert Bourbonnais, Michel Legris et Sylvain LeQuoc. Le besoin d'un tel ouvrage était grand puisqu'il est vendu en librairie depuis le printemps 2009.

Dans ses cours, Jacques Saindon a recours à une approche «humanisée» de l'enseignement. Il pique la curiosité de l'étudiant, le dirige et partage avec lui sa passion pour la matière en illustrant ses propos d'exemples tirés de sa pratique. Les notions abordées ont pour but de résoudre des problèmes particuliers du monde du travail et de transmettre un savoir-faire et un savoir-être dignes des professionnels que les étudiants deviendront.

Le professeur Saindon s'assure aussi de rester en contact étroit avec tous ses étudiants, et ce, même après les cours grâce à l'utilisation d'un babillard électronique. «Je les incite à poser leurs questions sur le babillard électronique plutôt que par courriel personnel, dit-il. De cette façon, l'information est accessible à l'ensemble des étudiants. Ils ont aussi la possibilité de répondre aux questions de leurs collègues de classe, ce qui encourage l'entraide au sein du groupe.»

Manifestement, son enthousiasme est contagieux. Ses étudiants l'ont d'ailleurs souligné à maintes reprises dans leur évaluation. «Beaucoup de professeurs du certificat en SST devraient prendre la méthode de M. Saindon comme modèle.» «J'ai rarement rencontré quelqu'un d'aussi généreux.» «Professeur passionné qui donne le gout d'aller plus loin et de faire d'autres lectures complémentaires.»

Cette compétence a valu à Jacques Saindon une mention d'honneur pour son enseignement en 2003.


 

Pour prévenir l'échec et le décrochage scolaire

Annie GoldsteinOrthopédagogue, coordonnatrice d'un centre pour élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage  et enseignante au cégep, Annie Goldstein avait devant elle une belle carrière toute tracée. Mais l'aide apportée aux enfants et aux adolescents n'était pas la seule piste qu'elle envisageait. «La prise en charge des adultes, dans les sphères universitaires, représente un véritable défi que j'essaie de relever à tout moment de ma vie professionnelle», affirme Mme Goldstein. Le prix d'excellence en enseignement qu'elle reçoit cette année dans la catégorie des chargés de cours confirme qu'elle a vu juste.

C'est en 2008 qu'Annie Goldstein s'est jointe au corps professoral du Département de psychopédagogie et d'andragogie de la Faculté des sciences de l'éducation. Depuis, elle y a donné plusieurs cours au premier cycle liés à la gestion de classe, notamment auprès d'élèves à besoins particuliers. Elle a même accepté de donner le cours EDU 6656, un cours non rémunéré. «Pour l'essor de nos programmes», dit l'orthopédagogue qui a à cœur la réussite de ses étudiants.

Pour elle, la prévention de l'échec et du décrochage scolaire est un enjeu auquel le monde universitaire de la recherche se doit de faire écho. Le décrochage scolaire ne devrait pas exister et, à son avis, les enseignants en sont en partie responsables. «Personne ne devrait s'ennuyer dans une classe ou en sortir désemparé, écrit-elle dans son dossier de présentation. À cela j'ajouterai que l'on ne peut plus exclure l'utilisation des TIC dans le processus d'enseignement. Utilisées de manière modérée, elles accroissent la motivation des étudiants.»

Son approche pédagogique est basée sur ces principes. Durant ses exposés, elle s'efforce donc de poser des questions, d'encourager la participation et d'appuyer ses propos par des acétates, des fiches PowerPoint, des vidéos, etc. Ses cours magistraux comportent des exercices pratiques, travaillés individuellement ou en groupe. Elle élaborera des ateliers, des mises en situation et des études de cas en plus de concevoir des outils pédagogiques.

La participation à ce genre de travaux semble faire l'unanimité, mais ce sont les qualités de pédagogue de Mme Goldstein qui sont surtout appréciées des étudiants. Ces derniers sont dithyrambiques relativement à ses cours et à son dévouement. «Wow! Cette prof est vraiment compétente, gentille, respectueuse et passionnée. C'est un modèle pour moi.» «J'adore cette enseignante. Elle est très humaine et sait comment rendre le cours agréable et intéressant. Des professeurs comme ça, il devrait y en avoir des tonnes.» «J'ai vraiment aimé votre cours et votre approche. Je veux devenir une aussi bonne professeure que vous.»

Outre les étudiants, la directrice du Département reconnait ses qualités de professeure et sa contribution à l'excellence de l'enseignement. «Les commentaires de ses collègues tout comme ceux des étudiants sont unanimes quant à sa remarquable prise en charge des apprentissages, son rapport empreint de respect envers la mission de formation à laquelle elle prend part, son dynamisme contagieux qui exprime toute la joie qu'elle apporte à ce travail, souligne Manon Théorêt. C'est plus qu'il n'en faut pour soutenir avec une grande fierté la candidature d'une véritable pédagogue professionnelle de la formation comme Mme Goldstein.»


 

Des qualités exceptionnelles de pédagogue

Annie GilbertIl n'existait aucun manuel en français pour le cours Notions de phonétique et de phonologie, que la doctorante Annie Gilbert, lauréate du prix d'excellence en enseignement dans la catégorie des doctorants chargés de cours, donne depuis l'automne 2006. Qu'à cela ne tienne. La chargée de cours en a rédigé un avec l'aide du professeur Victor Boucher. Mais son travail au Département de linguistique et de traduction ne s'arrête pas à cet exploit: «Mme Gilbert est une personne clé de notre laboratoire de sciences phonétiques, où elle occupe le poste de superviseuse de laboratoire, fonction qu'elle a assumée bénévolement pendant de nombreuses années», signale la directrice du Département, Mireille Tremblay.

«Les évaluations qu'elles a reçues, poursuit Mme Tremblay dans le dossier de candidature de Mme Gilbert, la placent parmi les deux ou trois meilleurs enseignants de notre département et témoignent de ses qualités exceptionnelles de pédagogue.»

Et il suffit de lire les commentaires dithyrambiques des étudiants pour voir que Mme Tremblay n'exagère pas.

Dans leur évaluation, les étudiants sont nombreux à souligner l'énergie communicative de l'enseignante.

«Mme Gilbert est particulièrement douée pour rendre son cours dynamique et stimulant. Bien que la matière soit assez complexe, elle parvient à trouver les bons mots pour la rendre plus accessible à ses étudiants.» Plusieurs disent par ailleurs apprécier son humour.

La diversité des profils des étudiants inscrits à ce cours représente en soi un défi de taille. En effet, le cours que donne Annie Gilbert est obligatoire dans les programmes de linguistique mais aussi dans ceux d'enseignement du français. Enfin, un certain nombre d'étudiants qui suivent le cours viennent de programmes en psychologie ou en sciences biomédicales, poursuivant généralement l'objectif de faire une maitrise en orthophonie.

«La matière doit donc être vulgarisée sans toutefois être simplifiée à l'excès», résume Mme Gilbert.

La taille des groupes constitue un autre défi. Encore là, Annie Gilbert s'assure que ceux qui sont trop intimidés pour poser des questions pendant les cours pourront le faire ultérieurement. Cette attention répond à un autre besoin, celui des étudiants en enseignement du français qui effectuent souvent des stages en dehors du campus.

Et, pour mieux transmettre sa matière, Annie Gilbert a privilégié l'approche chronologique: elle débute avec les bases communes à la phonétique et à la phonologie, pour passer ensuite à la phonétique dite moderne et termine avec la phonologie contemporaine. Grâce à cette segmentation, elle peut faire passer des tests à des périodes différentes de celles des autres cours, ce qui «permet à l'étudiant de mieux se concentrer sur sa matière à l'évaluation».


 

Prix 2009 du provost pour l'innovation pédagogique

Élisabeth Dutil et Julie Gosselin

Équipe d'enseignants
Faculté de médecine - Réadaptation

 

 

 

 

 


 

Prix 2009 du recteur pour un ouvrage didactique

Stéphane Beaulac

Ouvrage individuel
Faculté de droit

 

Sarah Dufour

Ouvrage collectif
FAS - Psychologie

 

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