Éline Posson parle couramment néerlandais, français, allemand, anglais et espagnol. Elle peut également lire l'italien et le latin. Pour elle, les débats linguistiques, ce n'est donc pas un problème.
Installée depuis à peine une semaine au Québec, l'Anversoise de 23 ans est occupée à régler de multiples questions administratives. Mais elle a eu le temps de constater que les Montréalais étaient courtois et disponibles lorsqu'on s'adresse à eux pour obtenir un renseignement. Elle trouve aussi que Montréal est une ville propre et accueillante.
Désireuse de poursuivre des études de deuxième cycle à l'étranger, Éline Posson a regardé du côté du Canada, du Danemark et du Japon. C'est le choix de cours qui a fait pencher la balance.
Elle admet que son information sur le Canada était limitée. «Le drapeau et la soupe tonkinoise. Je ne connaissais rien d'autre du pays», dit-elle, un sourire en coin.
Le drapeau, on peut comprendre, mais la soupe tonkinoise... «J'ai connu une Québécoise à Anvers. Elle me parlait de Montréal et de la soupe qu'on y mange dans les restaurants asiatiques. On s'est retrouvées à Montréal et on s'en est offert une.»
Ce qui la frappe le plus, depuis son arrivée, c'est la taille des portions. «Les cafés sont immenses et les muffins également. En fait, tout est grand. C'est incroyable.»
Prenant part à un programme d'échanges, Mme Posson suivra des cours de linguistique à Montréal, mais demeurera inscrite à l'Université libre de Bruxelles, où elle entame des études de maitrise.
Elle n'appréhende pas l'hiver. Au contraire. «On attend en vain un hiver blanc depuis huit ou neuf ans à Anvers. Ici, on me dit que la lumière des jours d'hiver est éblouissante. J'ai hâte de voir ça.»
M.-R.S.
