Fraichement débarqué de Thonon-les-Bains, Maxime Sprauel n'a eu que quatre jours de repos avant de plonger dans le camp d'entrainement des Carabins. Depuis, il multiplie les rencontres... «Trois autres joueurs de football français sont dans le groupe. Et je me suis lié d'amitié avec plusieurs gars d'ici», dit le jeune homme de 20 ans qui convoite un poste de quart-arrière.
Certains seront surpris d'apprendre que la France compte des équipes de football «américain». «En Haute-Savoie, on dénombre une dizaine d'équipes dans la division A et autant dans la seconde ligue. Ce sont des équipes civiles, hors du réseau universitaire.»
Loin d'être aussi populaire que le soccer ou le rugby, le football gagne toutefois en popularité en Europe et la France n'y échappe pas. «J'ai découvert le foot américain en regardant le Super Bowl. Dès 12 ans, je jouais au flag football.»
Arrivé à Montréal le 4 aout dernier, Maxime Sprauel a été impressionné par la qualité des installations sportives du campus. «Une piscine, une patinoire, des salles de musculation et un terrain de foot dans un seul immeuble, on ne voit pas ça en France. Pas à cette échelle en tout cas», commente-t-il.
Titulaire d'un baccalauréat d'État en éducation physique, il aurait pu entrer immédiatement dans le marché du travail, mais il a choisi de poursuivre des études universitaires. «C'est notre entraineur en France, Larry Legault, un Québécois, qui nous a parlé des possibilités d'étudier ici.»
Son choix s'est fixé sur la kinésiologie à l'UdeM. Mais pour s'inscrire à l'un des programmes de cette discipline, il devra accumuler les crédits préalables nécessaires grâce au baccalauréat 120 qu'il entame. Objectif: devenir entraineur.
À court terme cependant, sa plus grande préoccupation est de faire partie de l'équipe. Allez, les Bleus!
Mathieu-Robert Sauvé
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