Depuis le 1er avril, Michel Bouvier assume les fonctions de président-directeur général d'IRICoR (Institut de Recherche en Immunologie et Cancer – Commercialisation de la Recherche) pour un mandat se terminant en mai 2013. Dédié à la découverte thérapeutique, IRICOR est localisé à l'Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) et son financement, quelque 15 millions de dollars, lui a été octroyé en 2008 par les Réseaux de centres d'excellence du Canada.Après un baccalauréat en biochimie et un doctorat en sciences neurologiques de l'Université de Montréal réalisé sous la direction de Jacques de Champlain, Michel Bouvier se dirige vers Duke University (Caroline du Nord) pour faire un stage postdoctoral où il participe déjà à plusieurs percées d'envergure touchant les récepteurs couplés aux protéines G (RCPG). De retour à l'Université en 1989 en tant que professeur au Département de biochimie, il poursuit des travaux sur cette famille de récepteurs qui représentent plus de la moitié des cibles pharmacologiques des médicaments actuellement prescrits.
En 1997, Michel Bouvier se voit confier la Chaire Hans-Selye (Bristol Myers Squibb) ainsi que la direction de son département. Dès 2001, il est nommé titulaire d'une chaire de recherche du Canada en signalisation cellulaire et en pharmacologie moléculaire. Au terme de son mandat à la tête du département en 2005, il devient directeur du Groupe de recherche universitaire sur le médicament (GRUM) qui compte près de 70 chercheurs dont les travaux couvrent divers aspects de la découverte, du développement et de l'évaluation des médicaments. Chercheur principal à l'IRIC, il en a été le directeur général adjoint, affaires administratives.
Mondialement reconnu en pharmacologie moléculaire, Michel Bouvier a contribué à l'élucidation des mécanismes contrôlant l'efficacité de signalisation des RCPG. Au nombre de ses contributions, il faut citer des découvertes comme l'agonisme inverse, l'oligomérisation des RCPG, la signalisation biaisée par le ligand et la pluri-dimensionnalité de l'efficacité de signalisation. Sa collaboration avec Daniel Bichet autour du diabète néphrogénique a mené au développement du concept de chaperones pharmacologiques, ayant donné lieu à une nouvelle classe de médicaments en mesure de traiter de nombreuses maladies génétiques. Ses travaux ont contribué au développement de plusieurs des concepts qui forment aujourd'hui la base de notre connaissance des RCPG, le tout ayant d'importants impacts pour la découverte thérapeutique.
Sur le plan méthodologique, Michel Bouvier a développé de nouvelles techniques permettant l'étude des dynamiques de signalisation en temps réel dans des cellules vivantes, de même que de nouveaux essais de criblage aujourd'hui utilisés pour la découverte de médicaments.
Membre de l'Académie canadienne des sciences de la santé depuis 2004, il a reçu de nombreuses distinctions dont le Prix Michel-Sarrazin (Club de recherches cliniques du Québec), la PolyPops Foundation Award (Society for Biomolecular Sciences), le Prix Léo-Pariseau (Association francophone pour le savoir–Acfas) et le prix Merck Frosst (Société canadienne de biochimie et de biologie cellulaire et moléculaire).
Constitué en organisme à but non lucratif en 2008, IRICoR est un Centre d'excellence en commercialisation de la recherche dont le mandat est d'accélérer le transfert des connaissances générées dans le domaine du développement du médicament.
