Décès de Melvin Charney

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Melvin Charney (photo: Richard-Max Tremblay)Décédé le 17 septembre dernier, Melvin Charney est né à Montréal en 1935. Après une formation à l'École d'art et d'architecture de l'Université Yale et une pratique privée au sein de différentes firmes parisiennes et new-yorkaises, il est revenu à Montréal en 1964 pour occuper un poste de professeur à l'UdeM.

Co-fondateur de l'École d'architecture en 1964, M. Charney a également dirigé la Faculté d'aménagement (1968-1972) ainsi que l'Unité d'architecture urbaine (1978-1992). Il a signé de nombreuses études en architecture et en design urbain, tout comme il a régulièrement été l'invité, en tant que critique, de plusieurs universités à travers le monde : Harvard, Princeton, Columbia, la Bartlett School of Architecture à Londres et l'École nationale supérieure des beaux-arts à Paris.

Selon Alan J. Knight et Irena Latek, professeurs à l'École d'architecture : « Dès le début de son travail universitaire, Melvin Charney se fait critique de l'élitisme de la profession d'architecte, il s'intéresse aux architectures mineures, celles du quotidien, et de là donne une grande leçon à l'architecture. Le lieu est un espace non pas généré par les règles de la composition, mais issu des besoins des citoyens. (...) Il développe la notion d'architecture comme pratique publique prenant ses racines dans la société même».

Installation de Melvin Charney à la place Émilie-GamelinArtiste et théoricien, Melvin Charney a construit une œuvre qui intègre la sculpture, la photographie, l'architecture, la peinture, l'installation et l'architecture de paysage. Lauréat du prix Paul-Émile-Borduas (1996) décerné par le gouvernement du Québec, il a été nommé chevalier de l'Ordre national du Québec (2003) et commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres (France, 2006). Il a également représenté le Canada à la Biennale de Venise, tant en art qu'en architecture (1986 et 2000).

Il doit une partie de sa notoriété à ses imposantes installations d'art public, notamment le Jardin des sculptures du Centre canadien d'architecture (Montréal, 1987-1991), le Monument canadien pour les droits de la personne (Ottawa, 1989), ainsi que Gratte-ciel, cascades d'eau/rues, ruisseau... une construction (Montréal, 1992), qui trône à la place Émilie-Gamelin, au centre-ville de Montréal. En 2003, à l'occasion de son 125e anniversaire, l'UdeM l'a désigné parmi ses pionniers.

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