Le doctorat honoris causa est conféré à des personnalités de renommée nationale ou internationale. Il souligne leur contribution exceptionnelle à un domaine particulier, qu'il soit scientifique, artistique, culturel ou économique, littéraire ou politique.
Clayton M. Christensen
Clayton M. Christensen a créé le cadre théorique de l'innovation perturbatrice, qui décrit le processus par lequel un nouveau produit ou service à la base du marché et répondant à un besoin déjà existant finit par remplacer le produit ou le service dominant. Reconnu dans les classements comme l'un des grands penseurs de l'innovation, il est très recherché comme conseiller et conférencier. Ses travaux ont été appliqués aux économies nationales, au démarrage d'entreprises et à de nombreuses organisations leadeurs à l'échelle mondiale.
Son livre majeur, The Innovator's Dilemma, paru en 1997, dans lequel il élabore le cadre théorique de l'innovation perturbatrice, a connu un succès retentissant. Il lui a valu le Global Business Book Award pour le meilleur livre d'affaires de l'année. L'ouvrage a été classé meilleure vente par le New York Times, traduit dans une dizaine de langues et vendu dans plus de 25 pays.
Lise Bacon
Très tôt passionnée par la vie politique, Lise Bacon a milité au Parti libéral du Québec (PLQ), plus particulièrement au sein d'associations féminines. Présidente du PLQ de 1970 à 1973, elle est la première femme à prendre la tête d'un parti politique au Canada. Deuxième femme élue au Parlement du Québec, elle est responsable tour à tour de plusieurs ministères. À l'occasion de ses nombreuses missions à l'étranger, à titre de représentante du gouvernement du Québec ou du Sénat du Canada, elle a toujours su défendre avec talent et conviction les grands dossiers québécois et canadiens.
Après être devenue députée de la circonscription de Bourassa en 1973, Lise Bacon est nommée ministre d'État aux Affaires sociales, puis se voit successivement confier le ministère des Consommateurs, des Coopératives et des Institutions financières et le ministère de l'Immigration. En 1976, elle est nommée juge à la Cour de la citoyenneté canadienne, puis elle accède, en 1979, à la vice-présidence de l'Association canadienne des compagnies d'assurances de personnes pour la province de Québec. Elle revient à la politique en 1981 comme députée de Chomedey. De 1985 à 1994, dans le gouvernement de Robert Bourassa, elle est ministre des Affaires culturelles, ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, ministre de l'Environnement, ministre de l'Énergie et des Ressources et ministre responsable du développement régional. Elle est la première femme à avoir assumé la fonction de vice-première ministre, de 1985 à 1994.
On doit à Lise Bacon la Loi sur le statut professionnel des artistes et l'entente Valenti-Bacon, qui exige une version française pour chaque film américain distribué au Québec. À titre de ministre de l'Environnement, elle a contribué à conclure avec le gouvernement du Canada une entente majeure sur l'harmonisation des activités gouvernementales relatives au fleuve Saint-Laurent.
Michaëlle Jean
Jouissant d'une forte popularité auprès de la population canadienne, Michaëlle Jean assume, depuis 2005, la fonction de 27e gouverneur général et commandant en chef du Canada. En qualité de professeure, de journaliste et de gouverneure générale, elle a toujours apporté à la société, ainsi qu'à son pays d'origine, une contribution admirable qui témoigne surtout d'une grande humanité.
Née à Port-au-Prince, en Haïti, Michaëlle Jean part pour le Québec à l'âge de 11 ans avec sa famille, qui fuit le régime dictatorial de François Duvalier. La famille s'installe à Thetford Mines.
Après avoir obtenu un baccalauréat ès arts en littératures et langues modernes (italien et espagnol), elle entreprend des études de maitrise en littérature comparée à l'Université de Montréal. Trois bourses lui ont permis de parfaire ses connaissances à l'Université de Pérouse en 1982, à l'Université de Florence en 1984 et à l'Université catholique de Milan en 1985 pour une spécialisation en langue, culture et littérature italiennes. Mme Jean parle couramment cinq langues : le français, l'anglais, l'italien, l'espagnol et le créole. Elle lit aussi aisément le portugais.
Rita Letendre
Rita Letendre est l'une des rares femmes peintres canadiennes à avoir acquis une renommée internationale durant l'après-guerre. Sa carrière, qui commence dans les années 50, est depuis en perpétuel mouvement. L'artiste de descendance abénaquise a développé au cours des ans son propre style pour connaitre une consécration mondiale. Sa carrière a été ponctuée d'innombrables expositions au fil d'un demi-siècle de créativité au Canada et à l'étranger. Elle a séjourné en France, en Italie, en Israël et aux États-Unis pour enfin s'installer à Toronto en 1970.
Ses œuvres sont présentées en solo pour la première fois en 1955, à la Galerie L'Échourie, puis le Musée des beaux-arts de Montréal expose de grands formats de Mme Letendre en 1961. Son travail prend sa pleine envergure durant son premier séjour en Europe, en 1962-1963, où elle peint une cinquantaine de grands tableaux. La qualité de son travail lui vaut la médaille d'or à l'exposition Piccola Europa, en Italie.
S'imposant comme muraliste d'exception, elle réalise, en 1965, Sunforce, à l'époque la murale extérieure la plus étendue aux États-Unis, pour le California State College à Long Beach, puis Sunrise, une murale de 18 m sur 18, peinte en 1971 pour l'Université Ryerson à Toronto. Poursuivant son travail sur toile et papier en utilisant les pinceaux et l'aérographe, elle étudie les effets de lumière propres à la couleur pulvérisée. À partir des années 80, elle travaille l'eau-forte, le fusain et le pastel, avant de se consacrer à la peinture à l'huile.
Jean-François Minster
Jean-François Minster a su allier l'ensemble des compétences et habiletés nécessaires à l'exercice des professions d'ingénieur, de scientifique et de gestionnaire, et ce, dans des organisations mondialement reconnues. Homme de science et gestionnaire de haut niveau, il a créé deux importants laboratoires de recherche et dirigé les plus prestigieux établissements de recherche en France. Il jouit d'une réputation internationale bien établie ainsi que d'une influence considérable.
Les domaines de recherche de Jean-François Minster portent sur les météorites, la géodynamique chimique, l'hydrothermalisme sous-marin, le cycle des métaux dans l'océan, le cycle océanique du carbone, l'étude des courants océaniques par altimétrie satellitaire et l'étude des calottes polaires.
Jean-François Minster s'est joint, en octobre 2006, au groupe pétrolier international Total, où il agit à titre de directeur scientifique et membre du comité directeur du groupe. Il travaille à repenser la recherche et le développement au sein du groupe.
