L'Université vient de compléter la révision et la modernisation des principes guidant la rémunération de ses officiers généraux et facultaires, afin qu'ils répondent mieux aux impératifs de compétitivité et de comparabilité avec le marché de l'emploi. La rémunération des 10 directeurs généraux a elle aussi été révisée récemment, selon les mêmes principes.
«Cette démarche s'inscrit dans un processus global de révision des façons de faire en matière de rémunération», explique Josée Veilleux, directrice de la rémunération globale à la Direction des ressources humaines (DRH).
L'Université a déjà complété, en 2007, la réévaluation en profondeur des emplois et des échelles salariales de ses 900 cadres et professionnels. Il était logique que les officiers généraux (vice-recteurs, vice-recteurs adjoints) et facultaires (doyens, vice-doyens) suivent – soit environ 85 personnes. D'autant que certaines pratiques étaient désuètes, comme de lier le salaire de certains officiers à celui du recteur. Les deux politiques qui régissaient les salaires des officiers généraux et facultaires avaient été adoptées il y a 10 ans.
Avant tout, il s'agissait de rendre la rémunération des officiers de l'UdeM concurrentielle avec celle du marché tout en tenant compte de la réalité financière de l'UdeM.
Pour ce faire, l'Université a cru pertinent d'établir des échelles salariales comprenant un minimum et un maximum, reflétant la position de l'Université de Montréal en comparaison du marché de référence pour les officiers. «La nouvelle structure salariale offre une plus grande flexibilité », résume Mme Veilleux.
Sept paliers
Les emplois d'officiers généraux et facultaires seront classés selon sept paliers d'emploi possédant chacun une échelle salariale distincte et reflétant leur valeur relative sur le marché de référence. Le texte de la Politique relative aux conditions de travail des officiers généraux de l'Université de Montréal stipule que le marché de référence retenu est « celui des grandes universités canadiennes. »
Afin de tenir compte de la capacité de payer de l'Université, la direction a convenu de pondérer les valeurs observées sur le marché par un facteur de 0,95. En d'autres termes, la réalité financière de l'Université a motivé la décision de ne pas accorder 100 % du salaire du marché de référence, mais plutôt 95 %.
Auparavant, les officiers facultaires recevaient une prime de direction qui fluctuait de la même manière que les échelles salariales du Syndicat général des professeurs de l'Université de Montréal. L'Université a mis fin à cette pratique afin de reconnaître la spécificité des emplois d'encadrement qu'ils occupent.
En outre, les augmentations consenties aux officiers ne seront pas automatiques. En effet, une partie de l'augmentation dépendra du rendement de l'officier, qui fera l'objet d'une évaluation annuelle. L'Université veut de la sorte mettre des mécanismes en place permettant de reconnaître et de récompenser le rendement de ses officiers, comme le veulent les meilleures pratiques de gestion des ressources humaines.
Dans la grande majorité des cas, ces changements n'ont entrainé aucune évaluation à la hausse des salaires des officiers.
La rémunération du recteur est également régie par la nouvelle politique et les mêmes principes s'y appliquent, à cette différence près que son salaire correspond à un taux unique de traitement et non à des paliers d'emploi. Il est prévu que le salaire du recteur sera fixé à son entrée en fonction par le comité exécutif.
