L'Université multiplie les préparatifs afin d'être en mesure de faire face à une éventuelle recrudescence de la grippe A (H1N1).
«Nous travaillons afin de laisser le moins de place possible au hasard même si la dangerosité future de la grippe n'est pas connue», a souligné Guy Breton, vice-recteur exécutif, à la réunion de l'Assemblée universitaire (AU) du 21 septembre. Le bureau de M. Breton, conjointement avec la division de la prévention et de la sécurité, est responsable de ce dossier, sans parler du comité de gestion de crise. Mais plus significatif sans doute, tous les services et unités préparent actuellement leur propre plan de fonctionnement advenant le cas où la moitié des employés ou des professeurs manqueraient à l'appel. Le Bureau des communications et des relations publiques ainsi que la Direction des finances et la Direction générale des technologies de l'information et de la communication reçoivent une attention particulière, tout comme les résidences et les centres de santé sur le campus.
Des membres de l'AU ont voulu savoir si les professeurs devaient prévoir des arrangements pour leurs cours si la grippe frappait le campus.
«Nous avons saisi les doyens de ces questions, a répondu Jacques Frémont, provost et vice-recteur aux affaires académiques. Il est impossible d'avoir une recette unique. Mais nous avons demandé aux doyens de nous fournir un plan de contingence.»
Rappelons que l'Université procède actuellement à l'installation de distributeurs de gel antiseptique. On en trouve déjà plus de 200. Il n'est pas impossible que l'Université organise une campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1), mais cette mesure reste hypothétique et l'UdeM suivra à cet égard les recommandations des autorités gouvernementales. Cela dit, la campagne de vaccination traditionnelle contre la grippe saisonnière aura lieu en novembre comme chaque année.
Le site <www.umontreal.ca/grippe> permet d'en apprendre plus long sur le virus, mais surtout de suivre l'évolution de la situation. Et il contient une intéressante foire aux questions.
Salaires rendus publics
Dans un autre domaine, l'AU a pris connaissance d'une lettre de la chancelière, Louise Roy, visant à corriger certains faits rapportés par Le Devoir le 19 septembre relativement à la rémunération des hauts cadres de l'Université.
Mme Roy a rappelé que les augmentations salariales des hauts dirigeants n'ont pour ainsi dire pas eu d'incidence sur le déficit budgétaire de l'Université, contrairement à ce qui a été affirmé.
La masse salariale du rectorat, poursuit-elle dans une lettre reprenant l'essentiel des propos tenus à l'AU et envoyée aux employés le 22 septembre, est restée stable depuis 2007, alors que celle des doyens et vice-doyens n'a augmenté que de 280 000 $. En incluant les directeurs généraux de service, la masse salariale de la direction s'est accrue de moins de 325 000 $ depuis juin 2007, précise-t-elle. La lettre de Mme Roy est parue dans Le Devoir du 23 septembre.
En ce qui touche au salaire du recteur, Mme Roy signale qu'il était «en décalage complet par rapport à celui de ses pairs des universités de recherche comparables». Le recteur a de plus renoncé au paiement rétroactif de 325 000 $ qui avait fait l'objet d'une entente au moment de son embauche, a-t-elle fait observer.
«En dépit du rajustement dont il a été l'objet, le salaire du recteur de l'UdeM demeure l'un des plus bas au sein des dirigeants [universitaires] du G13, se situant au 12e rang.»
Enfin, la chancelière a annoncé que les données relatives au traitement des officiers seraient désormais rendues publiques. L'Université commence, dès maintenant, avec les officiers généraux. Les salaires des doyens, vice-doyens et directeurs généraux de service suivront dans les prochains jours.
«Par ce geste, l'Université entend faire preuve de la plus grande transparence possible», a souligné Mme Roy. Elle devient aussi une des seules universités à publier le salaire de ses dirigeants.
P.d.R.

