L'AU discute du processus de nomination du recteur ou de la rectrice

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L'Assemblée universitaire (AU) a franchi un autre pas afin de rendre plus harmonieux le processus de nomination du recteur ou de la rectrice.

Elle a en effet adopté, le 20 avril, une recommandation en vue d'établir un «cadre des échanges» entre la présidence du Conseil de l'Université et celle du Comité de consultation en vue de la nomination du recteur ou de la rectrice.

Cette recommandation émane du comité ad hoc chargé d'étudier le processus de nomination, comité présidé par le juge à la retraite Denis Lévesque.

Elle vise à assurer une meilleure communication entre le Conseil de l'UdeM, qui désigne le recteur, et le Comité de consultation, qui achemine ses avis au Conseil, non sans avoir au préalable défini les critères de nomination, procédé à l'appel des candidatures, constitué une liste de candidats, organisé un débat public et tenu un vote indicatif auprès de l'AU.

D'ailleurs, l'Assemblée universitaire est allée plus loin que le comité ad hoc puisqu'elle a fait sienne une résolution invitant le Conseil à recevoir le président du Comité de consultation à titre d'observateur et à lui accorder un droit de parole lorsqu'il traitera de la question de la nomination du prochain recteur.

Cette résolution a pour but de donner une tournure plus concrète au rapport complémentaire du comité ad hoc, dont la philosophie de rapprochement entre le Conseil et le Comité de consultation fait par ailleurs l'unanimité.

Au cours de la rencontre de l'AU, deux membres du comité ad hoc, Louise-Hélène Richard et Pierre-Paul Côté, ont mis leur mandat en perspective en indiquant qu'il restait toujours possible, en vertu des statuts de l'UdeM, que le Conseil nomme à la tête de l'Université une personne dont la candidature serait restée confidentielle et qui n'aurait donc pas fait partie de la liste des candidats à partir desquels l'Assemblée aurait tenu un vote indicatif plus tôt.

Louise-Hélène Richard a rappelé que oui «le Conseil peut nommer quelqu'un qui n'est pas sur la liste fournie par le Comité de consultation. Cette hypothèse existe.»

Cette éventualité en a irrité plusieurs. «Je ne suis pas entièrement rassuré quant à la transparence du processus», a dit Denis Monière.

Son collègue Samir Saul a par la suite mentionné que cette hypothèse était très improbable, personne ne souhaitant les remous qui s'ensuivraient.

Mme Richard a renchéri en soulignant que «tout le monde cherche à ce que la recommandation du Comité de consultation et la nomination [dont la prérogative revient au Conseil] convergent». Auparavant, son collègue, M. Côté, avait déclaré que l'évolution de la gouvernance des universités allait dans le sens d'une obligation accrue de rendre des comptes.

Le comité ad hoc n'a pas proposé de changement aux statuts de l'Université régissant le processus de désignation du recteur ou de la rectrice. Cependant, il a préconisé qu'au terme de ce processus un bilan des efforts de rapprochement entre le Conseil et le Comité de consultation soit dressé, «afin que l'intérêt d'introduire formellement certaines améliorations dans le texte des statuts soit évalué». L'AU a non seulement entériné cette recommandation, mais elle a demandé que l'analyse débute au plus tard en septembre 2010.

Paule des Rivières

 

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