Une vingtaine de chercheurs, sous la direction du professeur André Blais, du Département de science politique de l'Université de Montréal, entreprennent une vaste étude des comportements des électeurs et des partis politiques en Europe et au Canada.
Mené dans le cadre des « Grands travaux de recherche concertée » du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), l'étude bénéficiera d'une subvention de 2,5M$ pendant 7 ans, montant auquel s'ajouteront les contributions de partenaires, notamment les universités d'attache des chercheurs, le Directeur général des élections du Québec, Élections Canada, le centre international IDEA, dont le siège social est en Suède, et la fondation allemande Berstelmann, pour un total de 3,7M$.
Pour les besoins de l'étude, 27 élections ont été ciblées dans cinq pays. Ainsi, tous les modes de scrutin seront analysés : pluralitaire (uninominal à un tour, comme au Québec et au Canada), majoritaire (à deux tours comme en France), proportionnel (comme en Espagne et en Suisse) et mixte (comme en Allemagne). Dans chaque pays deux régions ont été retenues.
Pour chacune des régions choisies, les chercheurs se pencheront sur une élection nationale, une élection supra-nationale (par exemple au Parlement européen) et une élection subnationale, par exemple dans une province. Un sondage sera mené auprès de deux mille électeurs lors de chacune de ces élections ainsi qu'une analyse systématique de la stratégie des parties. De plus, l'équipe mènera des expériences en laboratoire pour valider ou infirmer des pistes de recherche dans un environnement contrôlé.
« Depuis plusieurs années, notre collègue André Blais nous aide à répondre à des questions fondamentales sur le fonctionnement des démocraties », souligne le doyen de la Faculté des arts et des sciences, Gérard Boismenu.
« Pouvoir retenir au sein de notre Faculté un chercheur de l'envergure d'André Blais était tout particulièrement important pour nous. Grâce au soutien du CRSH, nous pouvons non seulement retenir un de nos plus brillants collègues mais aussi contribuer à la formation de la relève puisque de nombreux étudiants à la maîtrise et au doctorat se joindront à l'équipe de recherche internationale mise sur pied pour ce projet. »
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Département de science politique de l'Université de Montréal
