L'Université de Montréal (UdeM) se réjouit des sommes réservées aux infrastructures postsecondaires et à la recherche scientifique dans le budget fédéral déposé hier. Le ministre des Finances, Jim Flaherty, a en effet annoncé que de nouveaux investissements, de l'ordre de deux milliards de dollars, serviront à rénover, entretenir et construire de nouvelles infrastructures sur les campus canadiens au cours des deux prochaines années. Ces mesures permettront de mieux traverser la crise actuelle en plus de soutenir les universités canadiennes afin de positionner le pays de façon avantageuse pour l'avenir.
En investissant dans les infrastructures postsecondaires, le gouvernement fédéral donne le coup d'envoi à des projets porteurs qui auront un impact positif à long terme. « Les investissements en infrastructures du savoir agissent comme un stimulant durable pour l'économie, rappelle le recteur de l'Université de Montréal, Luc Vinet. Ils offrent d'autant plus de retombées qu'ils soutiennent la formation de la relève et l'innovation, deux éléments essentiels à notre prospérité.»
En outre, l'Université de Montréal souligne les mesures qui favoriseront la recherche universitaire et la persévérance étudiante, dont l'investissement additionnel de 750 millions de dollars destiné à la Fondation canadienne pour l'innovation et le financement supplémentaire de 87,5 millions de dollars au Programme de bourses d'études supérieures du Canada.
Des besoins importants
L'Université de Montréal, comme la plupart des grandes universités de recherche au Canada et à l'étranger, est confrontée à un problème d'espaces qui compromet la réalisation de sa mission. Pour faire face à cette situation, l'Université de Montréal a pour projet le développement, dans le temps, d'un nouveau campus à Outremont avec comme priorité la construction prochaine d'un pavillon de sciences.
De plus, l'Université de Montréal estime à 400 millions de dollars le coût des rénovations associées à l'entretien trop longtemps différé de ses campus de Montréal et de Saint-Hyacinthe, où se trouve la seule Faculté de médecine vétérinaire du Québec.
Un impact démontré
« Le rôle de catalyseur économique des universités est bien connu et documenté, conclut le recteur Vinet. Dans cette période de crise, les universités seront au rendez-vous pour participer à l'effort collectif de redressement de l'économie. Les choix du gouvernement fédéral qui ciblent l'économie du savoir nous aideront à poursuivre cette mission fondamentale de nos établissements. »
