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Le sous-financement universitaire est réel, rappelle le recteur

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Le recteur Guy BretonLe recteur Guy Breton se présentera au prochain sommet sur l'éducation la tête haute, notamment parce que le budget de l'UdeM est équilibré. Mais surtout, il démontrera, chiffres en main, que les universités québécoises sont bel et bien sous-financées.

« Beaucoup d'idées fausses circulent sur la gestion et les finances des universités, beaucoup d'amalgames sont faits comme celui consistant à intégrer les revenus de recherche aux revenus de fonctionnement; c'est un piège », a souligné le recteur dans sa traditionnelle déclaration annuelle, livrée le 15 octobre dernier devant les membres de l'Assemblée universitaire. M. Breton a dressé un bilan de la dernière année et parlé des projets des prochains mois, dont le sommet sur l'éducation postsecondaire promis par le gouvernement.

D'emblée, le recteur a demandé « Que voulons-nous au Québec? Que voulons-nous pour le Québec? »

M. Breton juge très important que l'UdeM s'inscrive dans un réseau québécois, mais aussi canadien et mondial. Et, en ce sens, il comprend mal ceux qui rejettent du revers de la main la comparaison avec les budgets des autres universités canadiennes. « Le Québec ne vit pas sur une autre planète. La qualité de l'enseignement est une chose relative et, comme toute chose relative, il faut la comparer. »

Or, plusieurs études montrent, année après année, que les universités québécoises sont sous-financées par rapport aux établissements canadiens. Selon la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec, il manque annuellement 620 M$ aux universités de la province, dont 110 M$ à l'UdeM. Et, selon les données publiées par le Conseil des universités de l'Ontario, les Québécois investissent 1000 $ de moins, tous revenus confondus, par étudiant que l'ensemble des Canadiens.

À ceux qui refuseraient le jeu de la comparaison, le recteur a rappelé que « près de 40 % de nos programmes sont soumis à l'agrément d'organismes canadiens ou nord-américains ».

L'engouement pour l'université

M. Breton a aussi rappelé que l'Université de Montréal accueille 42 % plus d'étudiants qu'en 1998. Cet élan vers les études supérieures est mondial et le recteur s'en réjouit. Mais il n'en pose pas moins « le défi des ressources qui ne sont pas élastiques ». « Avons-nous atteint notre capacité d'accueil? Devons-nous contingenter des secteurs qui ne le sont pas? »

La question du financement aura donc été au cœur de cette déclaration annuelle, d'autant plus que le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Pierre Duchesne, a déjà exprimé des doutes sur le sous-financement universitaire. Cela sans compter que l'incertitude plane quant à la compensation gouvernementale pour l'annulation de la hausse des droits de scolarité.

Forums d'échanges et blogue

Cette année 2012, la communauté universitaire s'en souviendra longtemps. « Une année de contrastes, de débats, de polarisation et d'élection. » Cela dit, le recteur ne doute pas que tous partagent le même désir d'améliorer l'Université. « Il est essentiel de travailler ensemble. »

Dans cet esprit, M. Breton veut s'assurer que le dialogue pourra reprendre ou se poursuivre sur des bases constructives. « Il ne faut surtout pas fermer la porte aux débats. L'université est le lieu où toutes les opinions peuvent s'exprimer dans la mesure où le respect est général. »

Ainsi, M. Breton ira sous peu à la rencontre de l'ensemble des employés et professeurs sur le campus puis dans les établissements affiliés. « Vous avez des idées? a-t-il lancé. Je veux vous entendre. » Ces nombreux rendez-vous seront suivis d'échanges avec les étudiants. « Nous pourrons avancer dans le calme et le respect », a-t-il précisé en réponse à une question d'un membre de la FAECUM qui a demandé de quelle manière la confiance allait pouvoir être rétablie.

Aussi, toujours dans un souci de communiquer, le recteur lancera prochainement son blogue. « Il y a beaucoup de choses à dire sur ce que nous faisons », a-t-il mentionné. Mais peut-être plus important, le recteur souhaite y exposer les grands enjeux que l'UdeM partage avec les universités du monde entier.

Paule des Rivières

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