L'Assemblée universitaire trouve un second souffle

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Le recteur avait choisi, en octobre dernier, de rendre sa déclaration annuelle accessible au plus grand nombre.Les membres de l'Assemblée universitaire (AU) souhaitent relancer leurs échanges sur les grandes orientations de l'Université.

Dans cet esprit, ils ont adopté, à leur séance du 14 février, une résolution prévoyant que l'allocution annuelle du recteur, traditionnellement livrée à l'automne, serait suivie d'un débat qui pourra se traduire par l'adoption de principes généraux.

Cette position, votée à l'unanimité, faisait suite à une discussion amorcée par Jean Portugais sur le rôle des principales instances de l'Université et plus particulièrement de l'AU. «Les instances doivent elles-mêmes réfléchir et contribuer à la réflexion. Pour qu'elles jouent leur rôle, il doit y avoir une appropriation collective par tous les membres des grands projets, ce qui est plus qu'une simple approbation.» Une partie de la discussion s'est poursuivie sur l'«élément emblématique» que constitue la déclaration annuelle du recteur, au cours de laquelle le dirigeant de l'établissement fait part de ses perceptions quant à l'avenir.

Le recteur, Guy Breton, a justement souligné que l'AU était en effet un lieu charnière pour favoriser l'adhésion de la communauté relativement aux perspectives de développement de l'Université que lui-même promeut, mais il a souligné que l'Assemblée n'était pas toute la communauté (des membres avaient déploré que le recteur, l'automne dernier, ait prononcé son allocution annuelle non pas devant l'AU mais devant la communauté dans son ensemble).

Mais surtout le recteur a senti le besoin de rappeler qu'en tant que leadeur de l'Université, c'est à lui qu'il revenait d'apporter des idées, des pistes, une vision, lesquelles sont par la suite discutées, voire améliorées. «Ensemble, nous pouvons bonifier les grandes orientations», a-t-il dit.

Le recteur estime que l'AU et la direction n'ont pas encore trouvé l'équilibre idéal.

Pour Pierre Simonet, un des plus anciens membres de l'AU, le lien de confiance se renforcera à travers les échanges. À son avis, il ne fait aucun doute que «l'Assemblée universitaire doit se prononcer sur les grandes orientations. Mais doit-elle se lancer dans l'opérationalisation? Non.»

États financiers

L'Assemblée universitaire a également pris connaissance, au cours de cette 527e séance, des états financiers de l'établissement pour l'année 2009-2010, qui étaient présentés par le directeur général des services financiers, Matthew Nowakowski. Principal fait saillant de cette présentation: le déficit de fonctionnement au 31 mai 2010 s'établissait à 4,8 M$, soit 10,1 M$ de moins que le déficit de 14,9 M$ prévu initialement dans le budget.

Les dépenses additionnelles, comme la hausse des cotisations au Régime de retraite et le financement des grands projets technologiques, ont été largement compensées par une hausse des revenus attribuable en bonne partie à l'augmentation de l'effectif étudiant et à des taux d'intérêt historiquement bas.

Pour l'année 2009-2010, la subvention de fonctionnement versée par le ministère s'est élevée à 441,6 M$, en hausse par rapport à l'année précédente (415,7 M$). À cette subvention se sont ajoutés divers revenus qui portent le total du montant disponible à 639,2 M$. De l'autre côté, les charges, incluant les différents virements interfonds, ont atteint 644 M$.

Ces états sont par ailleurs marqués par l'introduction de nouveaux principes comptables exigés par le gouvernement à la suite d'une recommandation du vérificateur général. Les modifications principales incluent la manière de calculer l'amortissement des immobilisations et une nouvelle comptabilisation des avantages sociaux futurs, comme les régimes de retraite et les vacances.

P.d.R.

 

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