L'Université renoue avec l'équilibre budgétaire

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L’encadrement favorise la persévérance aux études. (Photo: Yves Lacombe)L'Université affichera un budget équilibré dès cette année, soit une année plus tôt que prévu. Et elle entend bien conserver cet équilibre pour l'année 2011-2012.

En dévoilant à la réunion de l'Assemblée universitaire (AU) du 24 janvier les grandes orientations qui guideront l'élaboration du prochain budget, le comité du budget de l'Université a expliqué que ce sont les hausses imprévues du nombre d'étudiants pour l'année en cours qui ont permis d'équilibrer les finances, alors qu'on devait initialement enregistrer un déficit de quatre millions.

Mais tout en se réjouissant de ces augmentations (on s'attendait à accueillir 138 étudiants équivalents temps complet de plus cette année et ce sont plutôt 1100 qui ont été admis), l'Université n'entend pas compter que sur les fluctuations avantageuses de sa clientèle. Elle projette de ramener le taux de croissance de ses dépenses à l'intérieur d'une fourchette «compatible avec l'indexation de la subvention gouvernementale et des droits de scolarité». Elle gardera aussi un contrôle centralisé des remplacements et des embauches.

Une fois l'équilibre budgétaire assuré, l'Université s'attaquera au déficit de fonctionnement accumulé en ayant comme objectif d'en rembourser la moitié d'ici 20 ans. En ce qui a trait à l'autre moitié, la direction a déjà demandé au gouvernement de la combler, étant donné que de nombreux facteurs indépendants de sa volonté sont à la source du déficit.

Pour réduire ce déficit accumulé, l'Université maintiendra, en 2011-2012, la ponction de 1,5 % sur les revenus non affectés à des dépenses non compressibles.

L'Université continuera tout de même d'investir dans son fonds des priorités grâce à une contribution des unités à une réserve, comme c'est le cas depuis plusieurs années.

Officialiser la péréquation

Une des lignes de force des grands principes qui orienteront la démarche budgétaire est la «formalisation» du mécanisme de péréquation en vigueur à l'Université. Cette péréquation est naturellement tributaire du mode de financement gouvernemental des universités. L'UdeM juge essentiel de procéder à ses propres mises à niveau afin de satisfaire aux besoins particuliers de l'UdeM.

Actuellement, le gouvernement verse aux établissements universitaires une somme par étudiant qui varie selon les programmes et les cycles d'études. Ce que se propose de faire l'Université, c'est de corriger certains biais de la grille ministérielle de financement, établie en fonction du cout moyen des programmes à l'échelle de la province. Or, la recherche occupant une place importante à l'UdeM, le corps des professeurs réguliers y est plus grand qu'ailleurs, ce qui pousse à la hausse le cout des programmes.

C'est cet ajustement que l'Université compte officialiser dans son prochain budget, ce qui a réjoui les membres de l'Assemblée universitaire. Cette clarification des règles du jeu permettra aux unités de mieux savoir ce qui les attend.

«Je suis très heureux de cette décision», a lancé Pierre Simonet, professeur à l'École d'optométrie et ancien vice-recteur à la planification, qui avait beaucoup poussé pour une officialisation de cette péréquation.

Conformément aux ententes signées, l'Université poursuivra son engagement à pourvoir 75 postes de professeurs pour lesquels l'affichage sera terminé le 1er février, en plus des remplacements de ceux qui s'en iront. Par ailleurs, et selon les directives de Québec, un cadre sur six ne sera pas remplacé lorsqu'il partira.

Persévérance aux études

À travers toutes ces contraintes, l'Université garde le cap sur certains enjeux cruciaux, à commencer par l'adoption de mesures visant à favoriser la persévérance aux études et la diplomation des étudiants.

Le fonds que l'Université constituera pour mener à bien ses projets institutionnels particuliers servira également à appuyer la recherche et les relations internationales dans la formation aux cycles supérieurs, à encourager le développement de l'interdisciplinarité et à soutenir la création d'outils technologiques qui serviront à l'enseignement et à la recherche.

Les membres de l'AU ont donné leur appui unanime à ces orientations. Certains ont toutefois exprimé des préoccupations, notamment les représentants du Syndicat des chargées et chargés de cours de l'Université, qui s'inquiètent de la taille des groupes-classes. «Nous comprenons qu'il faut réduire le déficit, a dit Frédérique Gardye, mais n'oublions pas que la notion de suivi avec les étudiants est primordiale.»

Ressources humaines

Dans un autre ordre d'idées, la vice-rectrice aux ressources humaines et à la planification, Anne-Marie Boisvert, a informé l'Assemblée universitaire qu'elle avait sollicité l'appui de Jacques Pelletier, anciennement à la tête de la Direction des ressources humaines, pour l'accompagner dans une démarche d'évaluation du service. M. Pelletier avait pris sa retraite à la fin de 2009 et il a été remplacé par Louis Martel, qui a quitté l'Université cet automne.

«Une démarche d'évaluation a été entreprise et je crois souhaitable de la terminer avant l'embauche d'un nouveau directeur. Ce dernier prendra alors un train que nous aurons mis sur les rails», a résumé Mme Boisvert en réponse à une question.

P.d.R.

 

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