Le financement sera au cœur des préoccupations de l'automne

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Guy BretonLa direction de l'Université s'emploiera à démontrer, au prochain sommet sur l'enseignement supérieur, que l'UdeM est différente des autres établissements universitaires.

«Il faut insister sur notre sous-financement en enseignement et en recherche», a réaffirmé le recteur, Guy Breton, à la première réunion de l'année de l'Assemblée universitaire (AU), le 20 septembre.

Le gouvernement a prévu de tenir, en novembre, des rencontres sur l'enseignement supérieur. Et, bien que les universités disposent à l'heure actuelle de bien peu d'information sur le déroulement de l'activité, elles s'y préparent tout de même.

«Nous ne voulons pas nous rendre à Québec pour déverser un flot de jérémiades, a-t-il toutefois prévenu. Nous aurons de véritables propositions à faire, acceptables pour les pouvoirs publics. C'est un dossier quelque peu miné, car il y aura des pressions pour que nous disions la même chose que les autres universités», a expliqué le recteur aux membres de l'AU. Précédemment, M. Breton avait mis la table en diffusant des extraits de son passage à l'Assemblée nationale à la fin aout, où il a proposé de nouvelles avenues pour le financement universitaire.

Le recteur aimerait faire comprendre à ses interlocuteurs à Québec que, en mettant l'accent sur ce qui distingue l'Université de Montréal, il ne dénigre aucun autre établissement. Mais, a-t-il rappelé devant l'AU, une université dont 40 % du budget provient de son fonds de recherche et 60 % de son fonds de fonctionnement n'a pas le même paysage financier qu'une autre dont 90 % du budget provient de son fonds de fonctionnement. «Nous voulons établir que nous ne sommes pas comme les autres», a-t-il résumé.

En ce qui touche aux droits de scolarité, le recteur a répété qu'il travaillait à un projet auquel il associait les étudiants. La hauteur, la vitesse et la modulation – y compris la modulation de l'aide financière – restent à déterminer, mais «nous ne travaillons pas à l'insu des étudiants».

Les débats à l'Assemblée nationale n'ont toutefois pas empêché l'adoption de la loi 100, qui exige certaines compressions du milieu universitaire. Anne-Marie Boisvert, vice-rectrice aux ressources humaines et à la planification, a indiqué que le gouvernement procèderait à une retenue à la source de 350 000 $ pendant quatre ans. Des coupes doivent aussi être effectuées dans le personnel d'encadrement et administratif en privilégiant l'attrition. Selon Mme Boisvert, l'UdeM entend réduire la taille de son effectif en abolissant un poste sur six rendus vacants en raison de départs à la retraite, ce qui devrait se traduire par l'abolition d'environ cinq postes par année d'ici 2014.

Par ailleurs, Louise Béliveau, vice-rectrice aux affaires étudiantes et au développement durable, a confirmé, tout en insistant sur le caractère très préliminaire des données disponibles, que l'Université enregistrait une hausse des nouvelles inscriptions cet automne. Cet accroissement serait notamment dû à des augmentations du nombre d'étudiants de cinq pour cent en médecine, de cinq pour cent aussi en arts et sciences et de trois pour cent en sciences de l'éducation. Le tableau définitif sera connu à la fin du mois.

Aussi, Hélène David, vice-rectrice aux affaires académiques et rectrice suppléante, a signalé que l'Université avait arrêté son choix sur la plateforme Moodle pour remplacer l'environnement d'apprentissage WebCT, dépassé. Cette plateforme s'est révélée la plus conviviale et la moins couteuse parmi celles proposées.

Finalement, l'Assemblée universitaire telle qu'on la connait pourrait avoir fait son temps. Le recteur envisage en effet une nouvelle formule qui favoriserait davantage les échanges. Il doit faire des suggestions en ce sens aux membres de l'AU.

Paule des Rivières

 

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