Le recteur et son équipe accueillent plus de 2000 étudiants

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Au-delà de 2000 étudiants ont participé au traditionnel petit déjeuner du recteur le 1er septembre.«Les portes que vous avez franchies ce matin sont les portes du monde. Elles s'ouvrent sur le reste de votre vie», a lancé le recteur Guy Breton à plus de 2000 étudiants ayant accepté son invitation de venir partager un petit déjeuner, le 1er septembre, au stade d'été du CEPSUM.

En cette chaude matinée, les étudiants étaient accueillis par les membres de l'équipe de direction dont c'était, pour certains, la première rentrée officielle. On a vu la vice-rectrice aux affaires étudiantes et au développement durable, Louise Béliveau, servir du café, et le vice-recteur adjoint aux relations internationales, Serge Brochu, offrir en souriant des bouteilles réutilisables aux couleurs de l'UdeM. Pour eux, le campus n'est pas un territoire nouveau à conquérir puisqu'ils enseignent ici depuis plusieurs années, mais c'est la première fois qu'ils portent un chapeau d'administrateur au sein du rectorat.

«J'ai fait ma rentrée à l'Université, comme vous, il y a près de 20 ans et je viens de finir de rembourser mon prêt», a blagué Sébastien Blais-Ouellet, un entrepreneur en haute technologie à qui l'on avait demandé de venir s'adresser à la foule. En plus de vivre sur le campus de très bonnes années sur le plan intellectuel – sa thèse de doctorat en physique, déposée en 2000, lui avait valu un prix France-Québec –, le président de Photon a pu développer les aptitudes nécessaires pour entamer une belle carrière.

«Mes études m'ont donné des ailes», a mentionné l'homme d'affaires, qui a terminé sur une note philosophique. «Réussir ses études, c'est bien. Réussir une vie, c'est autre chose. J'y aspire encore. Mais j'ai trouvé ici ce qu'il faut pour aller dans cette direction: un mentor, des amis, ma femme. Et nous avons même eu un enfant!»

À son tour, la vice-rectrice aux affaires académiques, Hélène David, a souhaité la bienvenue aux nouveaux, rappelant que l'UdeM est l'université canadienne offrant la plus grande diversité de programmes d'études: plus de 600 au total. Elle les a invités à envisager de poursuivre une partie de leurs études à l'extérieur de Montréal et même du pays grâce aux programmes d'échanges.

Sept étages de livres

«Je découvre un campus impressionnant, a commenté Victorine Michalon, étudiante française qui amorce au Département d'anthropologie des études de doctorat après avoir fait deux maitrises en Europe. Prenez la Bibliothèque des lettres et sciences humaines: il y a là sept étages de livres. Le personnel est souriant, disponible. Rien à voir avec ce que j'ai connu en France...»

Au cours des prochaines années, elle étudiera les couples linguistiques mixtes, soit formés de gens qui n'ont pas la même langue d'origine. Elle était parmi les quelques étudiants de troisième cycle qui se sont fait applaudir lorsque le maitre de cérémonie, Bruno Viens, a demandé aux futurs docteurs de se lever. L'auditoire comptait aussi quelques dizaines d'étudiants à la maitrise, mais il était surtout composé d'inscrits au premier cycle.

Éric Boucher, lui, a choisi la physique. Le jeune homme originaire de L'Assomption, à l'est de Montréal, vient de s'installer dans un appartement du quartier Hochelaga-Maisonneuve. «On m'a dit beaucoup de bien de l'Université de Montréal. J'espère qu'elle sera à la hauteur de sa réputation.»

Pourquoi la physique? Pour mieux comprendre le monde qui nous entoure, dit-il, affirmant avoir un intérêt marqué pour l'astrophysique.

Un étudiant a poussé un cri de joie en apprenant qu’il avait gagné une bourse d’études.Sus aux bouteilles!

En distribuant de jolies bouteilles réutilisables aux couleurs de l'UdeM, le rectorat, en collaboration avec la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université (FAECUM), ne visait pas seulement un objectif promotionnel. «C'est une façon de vous dire de recycler les contenants, a déclaré Mme Béliveau, dont le mandat a été élargi au développement durable. À l'Université de Montréal, le respect de l'environnement est une véritable préoccupation. Nous voulons devenir le campus le plus vert du Québec. De concert avec la FAECUM, nous souhaitons réduire la quantité de bouteilles d'eau qui y sont utilisées.»

Reprenant l'argument durant un entretien en marge du petit déjeuner, le secrétaire général de la Fédération, Marc-André Ross, a confirmé cet objectif. «Nous prêchons par l'exemple en présentant des pichets et des verres à nos réunions», a-t-il expliqué. Sans pouvoir chiffrer la diminution ciblée, il estime que des efforts doivent être faits pour mettre fin à ce gaspillage de ressources.

Les porte-couleurs du programme Ma santé au sommet étaient présents pour faire connaitre ses différents volets. Parmi eux, Tina Tran, qui distribuait des feuillets sur le transport actif. «On trouve cette année de nouvelles stations BIXI. Et plusieurs initiatives s'adressent aux clientèles qui bougent peu. Mais, de façon générale, on sent que la communauté s'ouvre au discours sur les bonnes pratiques de vie», dit-elle.

Une charte des «temps de marche entre les différents pavillons du campus» précise par exemple que 16 minutes suffisent pour effectuer le trajet entre le CEPSUM et le pavillon du 3200–Jean-Brillant. Plusieurs le savaient déjà, car à la fin du petit déjeuner le stade s'est vidé en quelques minutes. Tout le monde est allé prendre son poste pour le début des cours.

Mathieu-Robert Sauvé

 

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