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Faire son baccalauréat en deux ans Version imprimable Suggérer par courriel
17 février 2008

Un cheminement intensif sera offert sous peu

Sylvie Normandeau
Sylvie Normandeau

La Faculté des arts et des sciences (FAS) offrira sous peu aux étudiants la possibilité de faire un baccalauréat spécialisé en deux ans seulement dans quatre disciplines: informatique, communication, science politique et mathématiques (statistique, actuariat ou sciences mathématiques). Proposé dès maintenant pour une cohorte spéciale commençant à l’automne 2008, ce cheminement intensif prévoit six trimestres consécutifs à temps plein, incluant deux étés.

«Cette option n’est pas destinée à ceux qui veulent se la couler douce ou qui veulent tourner les coins rond», précise d’entrée de jeu Sylvie Normandeau, vice-doyenne à la FAS. En fait, c’est plutôt le contraire puisque les étudiants couvriront leur matière en deux ans au lieu de trois.

Dans les quatre départements concernés, on se réjouit d’élargir l’offre des possibilités. «Ce cheminement intensif peut constituer un défi stimulant pour certains étudiants très performants, qui songent déjà à poursuivre leurs études au-delà du premier cycle et qui ne veulent pas trop retarder leur entrée dans le marché du travail», affirme Véronique Hussin, directrice du Département de mathématiques et de statistique.

Son collègue Jean Meunier, du Département d’informatique et de recherche opérationnelle, ajoute: «En informatique, l’attraction du marché de l’emploi est très forte et amène des étudiants à interrompre leur formation hâtivement. Une formation solide, cependant, profite à toutes les parties: l’étudiant peut aspirer à des conditions de travail supérieures et l’employeur peut s’appuyer sur un meilleur candidat.» Aussi, le baccalauréat sur deux ans pourrait intéresser des titulaires d’un DEC technique occupant un emploi. Suspendre le travail deux ans plutôt que trois pour faire un baccalauréat peut présenter un grand attrait, croit-on.

En mathématiques et en informatique, les cours d’été existent déjà, car les stages obligatoires nécessitent l’étalement des cours sur une plus longue période.

Pour ce qui est des départements de science politique et de communication, on s’attend à un intérêt de la part de plusieurs étudiants, ne serait-ce que parce que ces deux disciplines attirent un très grand nombre de candidats.

La vice-doyenne souligne par ailleurs qu’il ne manquera ni de chargés de cours ni de professeurs pour assurer l’enseignement durant l’été. Quant aux étudiants, ils n’auront pas beaucoup de temps pour reprendre leur souffle… À cela, Mme Normandeau répond que la grande majorité ne se repose pas et travaille dès la fin du trimestre d’hiver. Et puis, ajoute-t-elle, les cours d’été se terminent fin juillet. Il restera donc le mois d’aout pour faire une pause.

 

etudes.umontreal.ca/asurveiller

 

(Photo: Bernard Lambert)

 

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