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| «Il faut savoir accueillir les étudiants étrangers.» -Luc Duhamel |
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| 19 novembre 2007 | |
Trois étudiants chinois poursuivront, à compter de janvier, leurs recherches doctorales au Département de science politique![]() Luc Duhamel (Photo: Bernard Lambert) Le Département de science politique s’apprête à accueillir trois étudiants chinois qui y poursuivront, à compter de janvier, leurs recherches doctorales. Ils seront parrainés par le professeur Luc Duhamel, qui a enseigné à l’Université de Wuhan, l’établissement d’attache des étudiants. Bien que les échanges entre la Chine et plusieurs pays connaissent un essor considérable dans plusieurs disciplines, notamment en génie et en pharmacie, les visiteurs ne sont pas légion en science politique, discipline sans doute moins attrayante pour Beijing. D’ailleurs, les départements de science politique, là où ils existent, sont un phénomène récent dans les universités chinoises (leurs programmes sont souvent couplés avec ceux d’administration publique). Si les étudiants chinois – deux hommes et une femme – ont porté leur choix sur l’UdeM, c’est en raison des liens que le professeur Duhamel a tissés à l’Université de Wuhan, «bourgade» de sept millions d’habitants au centre-sud du pays, où il a enseigné ces dernières années. Il a donc accepté d’être leur parrain. «Les étudiants m’ont demandé si je voulais les prendre en charge.» «Lorsque des étudiants chinois viennent ici, il faut que nous soyons prêts à les accueillir comme ils nous accueillent là-bas. On ne peut les laisser à eux-mêmes», prévient Luc Duhamel, qui a notamment donné un cours dans la République populaire de Chine sur la corruption… en Russie. Il faut d’autant plus être prêt à l’accueil des Chinois, croit M. Duhamel, que le choc sera grand. Il rappelle en effet qu’en Chine tout, ou presque, est collectif. Dans les nombreux échanges écrits en vue de régler les détails du voyage, les étudiants parlent d’une seule voix et signent ensemble. «Ils écrivent à trois.» Et la suggestion du professeur qu’un des trois étudiants arrive un peu plus tôt, en éclaireur, n’a pas été retenue. «Tout se fait en collectivité et tout est superorganisé. Et il y a du monde partout.» Les étudiants ne suivront pas nécessairement de cours et viennent pour approfondir leurs recherches et rencontrer des experts. «Ils sont versés dans la théorie de la science politique.» Ces étudiants parlent anglais et sont censés avoir pris des cours de français. M. Duhamel se réjouit par ailleurs de l’appui inconditionnel du directeur de son département, Philippe Faucher, dans la conduite de ce nouveau projet. Au cours des prochaines années, plusieurs départements devraient accueillir des étudiants de ce coin du globe, dans la foulée d’un programme de bourses pour les études à l’étranger mis sur pied par la Chine. La direction de l’Université ne ménage pas ses efforts pour attirer sa part d’étudiants chinois ici. Elle a d’ailleurs signé, au printemps, plusieurs ententes avec des universités de Chine. Et, ces derniers jours, la vice-rectrice à l’international et à la vie étudiante, Martha Crago, était là-bas pour assurer le suivi des relations entre l’UdeM et les établissements chinois. En cette ère de coopération internationale, les contacts avec des chercheurs de l’empire du Milieu sont un atout précieux. Paule des Rivières |
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