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| André Bachand, premier collecteur de fonds pour l’Université |
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| 10 septembre 2007 | |
L’Université rendra hommage, le 19 septembre, au premier directeur du Bureau du développement et des relations avec les diplômés![]() André Bachand «Je viens de l’Université de Montréal. – Ah, vous venez de McGill.» Ce bref échange entre André Bachand, fraichement arrivé à l’Université Harvard, au début des années 40, et le responsable des admissions ne dura que quelques minutes. Mais il eut un effet déterminant sur la vie de M. Bachand qui, faut-il le préciser, ressentit comme un véritable affront que l’Université de Montréal ne dise rien à des gens du monde de l’éducation. «Cela m’a donné un véritable coup au cœur.» Tellement qu’après quelques années d’études en comptabilité, d’enseignement en droit et à l’École des hautes études commerciales, et après avoir géré une petite entreprise, il se joint au personnel de l’Université de Montréal, un établissement auquel il consacrera les 30 prochaines années de sa vie. Nommé adjoint du secrétaire général de l’époque, Marcel Faribault, en 1952, il se sent rapidement investi d’une mission: faire connaitre l’Université. Quelques années plus tard, il fonde, avec Jean-Marc Léger, l’Association des universités partiellement ou entièrement de langue française, dont il sera le secrétaire général adjoint et le trésorier. Cette initiative entraine une visibilité jusqu’alors inexistante pour l’UdeM mais aussi une douloureuse constatation: l’établissement n’a pas d’argent. Ses fonctions d’adjoint du recteur puis de directeur des relations extérieures lui permettront de contribuer à corriger cette situation. Demander l’appui des diplômés «Je voyais à quel point l’Université McGill était riche», résume-t-il. En même temps, M. Bachand se rendait compte de la difficulté de solliciter l’appui du public «sans d’abord demander le soutien de nos propres employés et diplômés». Il prend donc les devants. Avec l’aide des anciens présidents d’associations étudiantes, M. Bachand organise des collectes auprès des diplômés. «Je recevais des 10 $, des 20 $; puis, un jour, je reçois 500 $, deux ans de suite, d’un dénommé Bernard Lamarre. Je le rencontre et, bien au fait des collectes de fonds aux États-Unis, il s’engage à verser 10 000 $ par année à son alma mater pendant cinq ans. C’était le coup de pouce dont nous rêvions.» M. Bachand peut alors, en 1960, mettre sur pied une petite structure, le Fonds annuel Alma mater, et passer à la vitesse supérieure. Six ans plus tard, il prendra la direction du nouveau Fonds de développement de l’Université, aujourd’hui rebaptisé Bureau du développement et des relations avec les diplômés. Il frappe à la porte des Molson, Bronfman, McConnell et autres entreprises montréalaises réservant jusque-là leurs largesses à la communauté anglophone. Mais M. Bachand a des relations justement du côté de l’Université McGill: «Mes amis me donnaient les trucs, ils me conseillaient.» C’est ainsi qu’il crée les dons jumelés ainsi que le Club des 100 $ et celui des 200 $, puis Les associés de l’Université de Montréal, un réseau de gens d’affaires avertis. Infatigable et doté d’un enthousiasme à toute épreuve, il ne cesse d’agrandir son réseau et n’hésite pas à frapper à toutes les portes. Et, neuf fois sur dix, il réussit à convaincre son interlocuteur d’aider l’Université. Il faut dire que M. Bachand a du doigté, de l’humour et une force de conviction hors du commun. En 1967, l’Université lance une campagne de souscription dans le but d’amasser 20 M$. M. Bachand et son équipe font la preuve, si besoin était, que la cause de l’Université trouve un écho dans la population, achevant ainsi de convaincre les sceptiques. «Il faut croire en ce qu’on fait et le faire avec enthousiasme. Chaque don était un enchantement. Mais tout cela ne s’est pas bâti tout seul. Autour de moi, une équipe de collaborateurs croyait à la réussite et, à l’extérieur, des centaines de bénévoles s’activaient partout où l’on retrouvait des diplômés et amis de l’Université.» P.d.R. |
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