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| Le prétendu effet CSI |
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| 27 août 2007 | |
La série télévisée Crime Scene Investigation et ses émules auraient peu d’impact sur le taux de criminalité.![]() Benoît Dupont (Montage photo: Benoît Gougeon.) Depuis un certain temps, l’hypothèse circule au sein des médias, des corps policiers et du milieu judiciaire que la populaire série télévisée Crime Scene Investigation et ses dérivés CSI: Miami et CSI: New York auraient des effets directs sur le système pénal. «C’est un peu farfelu, estime le professeur de l’École de criminologie Benoît Dupont. C’est comme si l’on affirmait que les émissions Star Trek ont eu une influence sur le programme spatial de la NASA.» CSI mise entièrement sur la preuve scientifique pour découvrir et faire condamner les criminels, dévoilant au passage plusieurs techniques utilisées réellement par les laboratoires de sciences judiciaires. Invité à la conférence éducative annuelle de la Société canadienne de l’identité le 16 juillet dernier, le criminologue a démontré que cette petite «université du crime» n’influait ni sur les taux de condamnation et de résolution de crimes, ni sur l’intelligence des criminels. «Les criminels ne sont pas des calculateurs, remarque M. Dupont. Ce sont surtout des opportunistes qui agissent de manière impulsive. Ils ne vont donc pas consulter Internet et regarder des milliers d’heures de CSI avant de commettre leur crime afin d’échapper aux forces de l’ordre.» Le professeur note cependant que de plus en plus d’étudiants veulent faire carrière dans la police scientifique. Les candidatures dans ce domaine auraient augmenté de 30 % au cours des dernières années. L’effet CSI se fait surtout sentir chez les citoyens, observe-t-il. «Cette émission peut modifier la perception de la procédure judiciaire. Les gens ont de grandes attentes. Même pour des cambriolages ou des vols de voitures, ils s’attendent à voir arriver chez eux un technicien en scène de crime. Éventuellement, cela peut entrainer une certaine déception parmi la population quant à la compétence et à l’expertise de son service de police.» Marie Lambert-Chan |
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