- Le privé dans la santé: les discours et les faits
- Le trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité
- Du cerveau à Dieu: plaidoyer d’un neuroscientifique pour l’existence de l’âme
Le privé dans la santé: les discours et les faits
Près de 40 ans après l’implantation de son régime public et universel d’assurance maladie, le Québec voit renaitre – sous des formes apparemment nouvelles et avec plus de force que jamais – le vieux débat sur la prestation et le financement privés des services de santé. À en croire certains discours, le système sera inéluctablement amené à faire une place de plus en plus grande au privé. On connait les arguments: «Notre système est le seul à ne pas autoriser le financement privé.» «Avec le vieillissement de la population, le financement public devient insoutenable.» «Le système public ne peut pas s’offrir les nouveaux médicaments et les nouvelles technologies.» «La mondialisation impose la privatisation.»
Ces raisonnements résistent-ils à l’examen? Que nous enseigne l’expérience des autres pays? Dans quelle mesure le système québécois fait-il figure d’exception? Au-delà des discours des uns et des autres, que nous apprennent les recherches scientifiques sur le rôle du privé en santé, à la lumière des trois variables fondamentales que sont la place qu’il prend dans le financement, la production des services et la gouvernance du système?
La santé est un enjeu politique qui est au cœur du devenir de la société et du débat constant qu’elle mène sur elle-même. C’est pourquoi il est si important de prendre la mesure des défis qu’affronte le système public, défis que les arguments en faveur du privé ne saisissent que partiellement. C’est ce que font les auteurs de ce livre. Leurs conclusions: le régime québécois doit s’adapter, il doit innover et il doit être adéquatement régulé. Des solutions existent et d’autres doivent être trouvées qui renforceront un système de santé efficient, de qualité et accessible à tous.
Sous la direction de François Béland et autres, Le privé dans la santé: les discours et les faits, Les Presses de l’Université de Montréal, 2008, 474 p., 39,95$.
Le trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité
Le trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est le trouble de comportement le plus souvent diagnostiqué chez l’enfant. On évalue que de trois à cinq pour cent de la population en est atteinte. Ainsi, il n’est pas exagéré de penser que, dans chaque salle de classe, un ou deux enfants souffrent d’un TDAH. Bon nombre de ces enfants présentent des difficultés d’apprentissage ainsi que des problèmes de comportement sous forme d’hyperactivité, d’impulsivité et de conduites opposantes qui entrainent souvent des conflits avec leurs parents, leurs enseignants et leurs camarades.
Ce livre est un ouvrage multidisciplinaire qui décrit l’ensemble des symptômes du TDAH et leur impact sur l’apprentissage de même que sur les relations familiales et sociales. Sont également décrits le processus d’évaluation ainsi qu’une mise au point sur le traitement, tant sur le plan médical qu’en ce qui concerne les interventions scolaires, comportementales et sociales. L’évaluation et le traitement du TDAH doivent faire l’objet d’un travail d’équipe regroupant les familles, les intervenants du milieu scolaire et les professionnels du milieu de la santé.
Stacey Bélanger et autres, Le trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, Montréal, Éditions du CHU Sainte-Justine, 2008.
Du cerveau à Dieu: plaidoyer d’un neuroscientifique pour l’existence de l’âme
Dieu a-t-il créé le cerveau ou le cerveau crée-t-il Dieu? Pour tenter de répondre à cette épineuse question, le neuroscientifique Mario Beauregard a demandé à 15 carmélites de prêter leur concours à une expérience scientifique. En examinant l’activité cérébrale de ces religieuses au cours de leur expérience mystique, il a découvert que les pratiques spirituelles ne sont pas reliées à une zone précise du cerveau, mais à plusieurs «régions et systèmes cérébraux» habituellement destinés à des fonctions telles que la réception, les émotions ou la conscience de soi.
Il n’existe donc pas un unique «point de Dieu» dans notre cerveau, pas plus qu’il n’existe un «gène de Dieu» dans nos cellules. Par ailleurs, l’étroite corrélation entre les activités spirituelles et les activités neurologiques ne signifie pas qu’il faille réduire l’expérience spirituelle à un simple phénomène cérébral ou à une illusion, voire à une hallucination, dont l’unique socle serait de nature neuronale. Loin s’en faut: les expériences mystiques révèlent la capacité des individus à entrer en contact avec une force objectivement réelle, transcendantale, un au-delà d’eux-mêmes, du temps et de l’espace. D’où les nombreux phénomènes psychiques qui demeurent inexpliqués par la science, comme les guérisons «miraculeuses», l’effet placébo, les prémonitions, les expériences de mort imminente, le sentiment d’union lors de la prière ou la méditation…
Mario Beauregard et Denyse O’Leary, Du cerveau à Dieu: plaidoyer d’un neuroscientifique pour l’existence de l’âme, Montréal, Guy Trépanier éditeur, 2008, 350 p. |