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Titre: communiqués de presse
Découverte d’un syndrome génétique incapacitant Version imprimable Suggérer par courriel
05 décembre 2008

Le syndrome MEDNIK est décelé chez des familles québécoises ayant un ancêtre commun

Selon une nouvelle étude publiée aujourd’hui dans la revue PLoS Genetic, des chercheurs canadiens ont découvert un syndrome génétique incapacitant appelé MEDNIK. Le Dr Patrick Cossette, professeur à l’Université de Montréal et scientifique au Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM), a dirigé l’équipe qui a démontré que ce syndrome s’explique par une mutation nouvellement mise au jour, soit le gène AP1S1.

Le syndrome MEDNIK a été découvert dans un groupe de familles québécoises de la région de Kamouraska ayant un ancêtre commun. Le syndrome MEDNIK, causé par une mutation du gène AP1S1, se caractérise par une déficience mentale, une entéropathie, une surdité, une neuropathie périphérique, une ichthyose et une kératodermie.

« D’après nos observations, le syndrome MEDNIK pourrait fort bien être la conséquence d’un développement anormal de divers réseaux de neurones, dont la moelle épinière, la surdité de perception et, probablement, la microcéphalie et le ralentissement psychomoteur », affirme le Dr Cossette.

« Chez l’être humain, l’altération du gène AP1S1 serait associée à une perturbation plus généralisée du développement de divers organes, notamment de l’intestin et de la peau. Ces résultats ouvrent des avenues intéressantes pour la recherche, tant fondamentale que clinique, et pour l’amélioration des connaissances sur les mécanismes sous-jacents du syndrome MEDNIK et des phacomatoses apparentées. »

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La découverte est le fruit d’une collaboration avec des chercheurs de l’Ontario Institute for Cancer Research, de l’Université McGill, de l’Université de Sherbrooke et du Centre hospitalier régional du Grand-Portage de Rivière-du-Loup.

L’équipe a utilisé le poisson zèbre comme son modèle animal et constaté que la perte du gène AP1S1 entraînait des malformations étendues, dont des déficits moteurs graves attribuables à un développement anormal de la moelle épinière.

En induisant l’expression du gène AP1S1 humain au lieu de celui du poisson zèbre, les chercheurs ont remarqué que la version humaine normale de ce gène pouvait compenser de tels défauts de développement, mais pas celle qui porte la mutation liée à la maladie. Il s’agit du premier rapport faisant état d’une mutation dans le gène humain AP1S1.

À propos du gène AP1S1 dans le syndrome
MEDNIK
Le gène AP1S1 code pour une petite sous-unité d’un complexe protéique adaptateur (AP-1) qui intervient dans des voies d’organisation et de transport de nombreuses autres protéines dans la cellule. L’atteinte de ces voies pourrait altérer l’organisation cellulaire et nuire au développement de certaines sous-populations de cellules, comme les chercheurs l’ont observé dans la peau et la moelle épinière, respectivement.

Partenaires en recherche
Cette étude a été financée par le Réseau canadien sur les maladies génétiques, les Instituts de recherche en santé du Canada, le Fonds de la recherche en santé du Québec, Génome Canada et Génome Québec.

Sur le Web
Pour consulter l’étude
À propos du CRCHUM
À propos du CHUM
À propos de l’Université de Montréal

Source :
Direction des communications, CHUM

Renseignements :
Nathalie Forgue, CHUM
Téléphone : 514 890-8000, poste 14342
Téléavertisseur : 514 801-5762

 

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