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Les enseignants d’origine étrangère pourront trouver du travail Version imprimable Suggérer par courriel
01 décembre 2008

La Commission des études adopte aussi des programmes en génie civil et en «vente relationnelle»

Plus de 200 étudiants formés à l’extérieur du Québec sont actuellement inscrits à des cours en sciences de l’éducation visant à leur permettre d’obtenir un permis d’enseigner au préscolaire, au primaire ou au secondaire. Leur formation initiale a été jugée valable mais insuffisante par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), qui exige une mise à niveau avant de se présenter devant une classe.

La Faculté des sciences de l’éducation a créé pour eux un certificat de qualification en enseignement constitué de deux cours de didactique, un cours d’évaluation des apprentissages, un cours sur l’intervention auprès des élèves aux besoins particuliers et un cours sur le système scolaire québécois.

Jusqu’à maintenant, la Faculté offrait cette formation en combinant des cours de différents programmes et les futurs enseignants qui la suivaient avaient le statut d’étudiants libres. À sa réunion du 25 novembre dernier, la Commission des études a adopté officiellement le Certificat de qualification en enseignement et le Module de qualification en enseignement. Ce dernier s’adresse aux titulaires d’un permis d’enseignement et aux personnes qui ont reçu un avis d’admissibilité du MELS et qui veulent se qualifier pour l’obtention du permis.

Michel Laurier
Michel Laurier

Le doyen Michel Laurier a signalé que le nouveau certificat répond à une demande du ministère. «Il ne s’agit pas d’un collage de cours, mais d’un programme de formation professionnelle menant à l’exercice de la profession. Ce programme est implanté dans le cadre des priorités institutionnelles de l’Université de Montréal», a-t-il dit. Un propos qui a été repris par le provost et vice-recteur aux affaires académiques, Jacques Frémont.

La Commission a également approuvé la création d’un certificat en vente relationnelle à HEC Montréal. Qu’est-ce que la «vente relationnelle»? Reconnu dans le domaine, explique-t-on dans le document de présentation, ce terme «permet de souligner la perspective dans laquelle s’inscrit ce certificat». «On oppose habituellement la vente relationnelle, misant sur des relations pérennes et mutuellement profitables, à la vente transactionnelle, qui elle s’articule autour de transactions ponctuelles, sans réelle volonté de placer ces transactions dans une dynamique de long terme ou de création de valeur partagée.» Deux cours sont créés dans cette optique.

À l’École polytechnique, on implante une maitrise en génie civil intitulée «Gestion des projets d’ingénierie civile». Yves Boudreau, de Polytechnique, l’a présentée en évoquant les problèmes d’infrastructures que connait le Québec depuis quelques années. De plus, de nombreux chantiers (routes, ponts, autoroutes) sont en cours. Le milieu du travail, notamment des entreprises comme SNC-Lavalin et Hydro-Québec, a fait savoir son intérêt pour ce type de programme dans le secteur.

Selon le représentant de l’École, la particularité de cette maitrise est d’assurer la formation d’une clientèle composée d’ingénieurs sur le marché du travail depuis au moins trois ans. Il s’agit d’un programme à temps partiel sur mesure pour eux. En plus de suivre leurs cours, les étudiants devront choisir un projet qui sera supervisé par un ingénieur spécialisé.

M.-R.S.

 

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