| La peur de l’hypoglycémie est un obstacle à l’exercice pour les diabétiques de type 1 |
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| 26 novembre 2008 | |
Une nouvelle étude dans le journal Diabetes Care révèle que les personnes redoutant le plus l’activité physique sont celles qui contrôlent le moins bien leur diabèteSelon une nouvelle étude publiée dans le numéro de novembre de Diabetes Care, une majorité de diabétiques évitent l’activité physique par crainte de l’hypoglycémie (faible taux de sucre dans le sang) provoquée par l’exercice et par crainte de graves conséquences, notamment la perte de conscience. Cette nouvelle étude repose sur des enquêtes précédentes qui constataient que 60 % des adultes souffrant de diabète ne sont pas physiquement actifs, et ce malgré les bienfaits connus de l’exercice. ![]() Dr Rémi Rabasa-Lhoret Mauvaise compréhension du métabolisme de l’insuline Cinquante femmes et cinquante hommes atteints du diabète de type 1 ont répondu à un questionnaire visant à évaluer les obstacles qui les empêchent de faire de l’activité physique. Les plus grands obstacles étaient la peur de l’hypoglycémie, la difficulté de trouver du temps pour faire de l’exercice, la peur de ne plus pouvoir contrôler leur diabète et une mauvaise condition physique. Lorsqu’on leur a posé d’autres questions, seulement cinquante-deux participants ont démontré une bonne connaissance du métabolisme et de la production de l’insuline. Les personnes qui comprenaient le mieux le fonctionnement de l’insuline dans leur corps étaient celles qui craignaient le moins l’activité physique. Les chercheurs soulignent qu’il est essentiel que les diabétiques soient bien renseignés et qu’ils adaptent leurs doses d’insuline et leurs habitudes alimentaires pour prévenir l’hypoglycémie à la suite d’une activité physique. « Cette étude, que nous avons entreprise dans le but de trouver des façons d’améliorer la santé des diabétiques, suggère qu’il y a une lacune importante en ce qui concerne l’information et le soutien dont ces patients ont besoin, souligne Anne-Sophie Brazeau, auteure principale et étudiante au doctorat à l’Université de Montréal. Les programmes qui visent à accroître l’activité physique chez les adultes souffrant de diabète de type 1 doivent intégrer des mesures particulières pour prévenir l’hypoglycémie. » ![]() Dre Hortensia Mircescu À propos du diabète de type 1 Le diabète de type 1 apparaît lorsque les cellules spécialisées du pancréas (les cellules des îlots Langerhans) ne produisent plus d’insuline. L’insuline aide à réguler le taux de glucose sanguin et est nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme. Le diabète de type 1 se développe habituellement au cours de l’enfance ou de l’adolescence, et il compte pour dix pour cent des cas de diabète au Canada. À propos de l’étude Les auteurs de l’article « Barriers to Physical Activity Among Patients With Type 1 Diabetes » publié dans Diabetes Care, sont Anne-Sophie Brazeau, Rémi Rabasa-Lhoret, Irène Strychar et Hortensia Mircescu de l’Université de Montréal et du Centre hospitalier de l'Université de Montréal. Partenaires de la recherche Cette étude a été financée grâce à des bourses du Centre hospitalier de l'Université de Montréal et du Fonds de recherche en santé du Québec ainsi qu’à une bourse d’études du président de Métro inc. Sur le Web À propos de l’Université de Montréal À propos du Centre hospitalier de l'Université de Montréal À propos de Diabetes Care Pour de plus amples renseignements, prière de communiquer avec : Sylvain-Jacques Desjardins Attaché de presse international Université de Montréal Téléphone : 514 343-7593 Courriel : sylvain-jacques.desjardins@umontreal.ca |
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